Ce gars - qu'on avait vu à la télé cligner des yeux trop fort avec sa gueule de savant fou... ce même gars oui pouvait susurrer un slow pour emballer les filles.

Peut -être connaissez – vous, ces moments où la torpeur de fin de week – end vous saisit : il est 18h, vous n'avez toujours pas fait vos maths, et papa s'exclame : "si on écoutait Léo !". Des mots disons inhabituels résonnaient alors dans le déclin du jour.

c'est une chanson qui s'apprécie avec les années. Sauf qu'il y eut des dimanches où elle m'a donné envie de faire entrer l'intégrale de la compagnie créole dans la discothèque familiale.

Et puis...Et puis un beau jour, l'ambiance changea tout à coup.

Ce gars - qu'on avait vu à la télé cligner des yeux trop fort avec sa gueule de savant fou... ce même gars oui pouvait susurrer un slow pour emballer les filles. Si longtemps je n'ai compris que pouic à C'est extra je sentais que cette chanson avait le pouvoir de raviver la braise d'une passion éteinte par trop d'années de mariage. En ramenant, sexe et fantaisie dans un bonheur rangé comme une armoire, C'est extra proposait une poésie qui méritait qu'on s'y intéressât.

En Mai 68, à la Mutualité, une partie de la jeunesse le découvre et se retrouve dans son personnage quand il chante pour la première fois :

Les Anarchistes, une chanson qui figure sur le même album que C'est extra. Un album qui s'intitule L'Été 68.Les Anarchistes ne passe pas à la radio tandis que C'est Extra fait un carton. Notamment parce c'est le marqueur de l'époque. Ferré y évoque un bon groupe de pop anglaise. Les Moody Blues quand il dit : "Un moody blues qui chante la nuit comme un satin de blanc marié."C'est une allusion à "Night in white Satin", tube de l'année 67. Parce que Ferré, le rebelle et le roi de l'invective, savait choper l'air du temps.

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Le site de Léo Ferré

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