Ce matin Tubes N'Co est... “Fever” ! Une chanson entrée dans l’histoire grâce à une femme : Peggy Lee.

"Tu n’as jamais su combien je t’aime”, dit-elle. “Tu me donnes la fièvre. Le matin. Toute la nuit”.  

Ce sont quelques-unes des paroles de “Fever”, interprétée par Peggy Lee en 1958.  

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Peggy Lee, une femme qui chante le désir comme une héroïne de film à suspense

Peggy Lee, compositrice, autrice, arrangeuse et grande chanteuse de jazz, qu'on a un peu oubliée aujourd’hui.  

En tout cas en 1958, Peggy est une star. Et elle a la réputation d’une artiste à qui on ne la fait pas. Ses contrats, ses orchestres, ses concerts : c’est elle qui décide, ok ? Alors quand une femme de cette trempe-là dit qu’elle a la fièvre, elle ne se couche pas. Elle te toise. 

Quand je l’écoute, je pense à Lauren Bacall dans “Le Port de l’Angoisse”. Si vous n’avez pas vu le film je vous la fais courte :  Humphrey Bogart est dans son bureau. Lauren Bacall s'adosse au chambranle de la porte et demande :  “Quelqu’un a une allumette ici ?” Il lui lance un paquet, elle l’attrape au vol et allume sa cibiche. Lauren allume Humphrey au figuré comme au propre. 

Le “Fever” de Peggy Lee est la bande son de cette séduction de cinéma, celle du Hollywood des années 1950. 

"Fever" est co-écrite par Otis Blackwell et Eddie Cooley.  C’est un jeune espoir de la soul qui la chante pour la première fois en 1956 : ce premier interprète de "Fever" s’appelle Little Willie John. 

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C’est bien, y’a pas à dire. Mais ça permet aussi de mesurer tout le talent de Peggy Lee. 

C’est elle qui eut l’idée de virer les cuivres et les chœurs.  

C’est elle qui a inventé cette tension avec claquements de doigts, contrebasse, batterie et "basta cosi". 

“Fever” est l’une des chansons les plus reprises dans l’histoire du rock’n’roll et Peggy Lee en a posé la matrice

Même quand Elvis la reprend, pour l’interprétation il a piqué plein de trucs à Peggy. 

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Il existe aussi une version française de “Fever”, écrite par Boris Vian. Elle est chantée par Gabriel Dalar en 1959. 

En français, la chanson s’intitule “39 de fièvre”. 

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Bon.  

Entre cette histoire de homard et la vision médicale du truc avec ce titre “39 de fièvre”, pour le sexy, c’est pas ça. 

Et Peggy Lee ? Peggy fait partie de ces femmes aux larges épaules, en jupe crayon, la clope au bec et qui pique le pavé de leur talon.  

La fièvre ? Quelle charmante façon de brûler”, dit-elle. 

  • Légende du visuel principal: Peggy Lee, vers 1970 © Getty / Michael Ochs Archives
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