“Je ne t’abandonnerai jamais”, c’est la traduction du titre à l’affiche ce matin : “Never Gonna Give You up” par Rick Astley, un succès d’été pour le dernier Tubes N'Co de la saison.

C’était 1987. Et il n’y a guère que dans ces années-là qu’une chanson pouvait commencer en piquant les yeux, comme ça :  

On s’agitait là-dessus au dancing du camping, en se disant qu’à la rentrée, on ne le dirait surtout à personne. 

Les années passant, les scrupules ont été balayés à coups de moulinets avec les bras. 

Nous avons dansé sur ce tube d’un jeune blanc bec anglais. Il s'appelle Rick Astley. On disait Rick Asslait. 

Malgré notre anglais balbutiant, on sentait que Rick cochait toutes les cases du bon gars avec ses polos boutonnés jusqu’au col et ses mocassins à glands. 

Voici Dominique Seux pour la traduction de la chanson : “Je ne te ferai jamais pleurer. Je ne te mentirai jamais. Je ne te laisserai jamais tomber”. C’est bon, on passe à la suite ? 

Avec sa chanson, Rick Astley est donc un prince charmant en campagne : promesse de soutien, fidélité, tout ça. 

Et qui étaient les héros de l’époque ?  

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Bernard Tapie - hé ouais - présentateur de l’émission “Ambition” sur TF1 en ces mêmes années. 

Silvio Berlusconi à la tête d’un empire médiatique dont la 5. 

Pour résumer cette année 87, c’est : le conservatisme, la gagne. Et le bronzage aux U.V.

Dans une certaine mesure, “Never Give You up” est la bande son de tout ça. On y entend des réminiscences du disco, comme la promesse d’un soleil toujours éclatant. 

Le synthé bass de la house, registre musical popularisé quelques années plus tôt. 

Une boîte à rythme patator ! 

C’est ça en fait. 

Et la belle voix de notre ami. Étonnamment soul et cuivrée. 

Cette chanson, fut conçue par trois producteurs anglais :

Mike Stock, Matt Aitken et Peter Waterman. On les désignait par leurs 3 initiales : S.A.W, trio qui a dominé toute la pop de ces années-là, de Kylie Minogue à Samantha Fox en passant par Bananarama. 

“Usine à tubes”, c’est comme ça qu’était baptisé leur studio. 

Et qui était Rick Astley ?  

Un garçon drôle, intelligent et lucide qui savait que sa chanson serait frappée d'une date de péremption. Mais...

"Never Gonna Give you Up”, née à l’ère du minitel, ressurgit en chanson culte du net, en 2007. On a appelé ce phénomène le rickroll. Définition : quelle que soit votre recherche sur le net, la blague consistait à vous rediriger sur le clip de Rick et son fameux...

Domi nous fait même ça avec des accents mitterrandiens.  

Et c’est ainsi que, grâce au rickroll, “Never gonna give you up” n’est pas loin du milliard de vues sur youtube. 

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  • Légende du visuel principal: Rick Astley en 1987 © Getty / ARNAL
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