Ce matin, on dit “oui” à Andy, puisque c’est la chanson des Rita Mitsouko que nous mettons à l’affiche de Tubes N’Co. Et "Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko”, c’est le titre d’un nouvel album live qui vient de paraître.

Les Rita Mitsouko en 1986
Les Rita Mitsouko en 1986 © Getty

Nous sommes en 1986, une année qui vit éclore les succès de Jeanne Mas, Stéphanie De Monaco et Jean–Luc Lahaye.  

Ce qui, en dehors du plaisir de la nostalgie, donne peut-être une idée de la désespérance. 

Et puis il y avait eux

Et puis il y avait elle. Dans ce personnage rare pour un tube français : la fille décidée à choper sans faire sa timide. 

La suite, vous la connaissez. Et peut-être que vous êtes déjà en train de la chanter parce que les paroles sont simples à retenir. 

En 1987, Catherine Ringer déclarait à Libération :  

En France, on se sent toujours coupables de chanter des trucs cons. Les Anglais, eux, ils ne se posent pas la question. Ils le font et c’est marre.  Donc on est allé à Londres pour être tranquilles”. 

A Londres, ils enregistrent avec Tony Visconti, producteur déjà culte de T-Rex et David Bowie. Ce qui vous pose un homme. 

Bon alors, ça vient la musique. Allez zou. Ou plutôt chou. 

Catherine Ringer raconte qu’Andy est né pendant qu’elle bricolait sur un clavier qui faisait “pouet”, je cite.  

C’est ça les Rita : la contribution de Tony Visconti, l’un des plus grands producteurs au monde. Et des pouet. 

Ça m’amusait”, dit Catherine. “Mais Fred ça l’énervait”. Poursuit–elle. “Alors j’ai commencé à crier à la machine” : “oui dis-moi oui ! ”. 

Et Fred a fini par sortir sa guitare pour jouer un rythme funky. 

Et puis plein d’autres sons, qui font mosaïque, qui font cohabiter le familier et l’expérimentation 

Du funk de toujours, mêlé à des synthés dernier cri, sans l’emphase de la technologie. Donc encore des pouet. 

Et puis il y a toutes les voix de Catherine Ringer. 

Et sa voix à lui. 

Et un synthé qui sonne comme une cloche 

Et encore un autre qui sonne comme des cuivres. 

Ça ne faisait pas qu’une mélodie mais un son à nul autre pareil : la touche Rita. Une bizarrerie pas poseuse

Et pour eux, l’image comptait autant que le son.  

Andy, c’est aussi un clip. Catherine Ringer qui se prend un seau d’eau en pleine face au début. Fred Chichin, avec ses pompes bicolores et sa tête de malin qui vend des montres.  

Le clip de Marcia Baïla fait partie de la collection du musée d’Art Moderne de New York. Celui d’Andy fut co-conçu par le même réalisateur : Philippe Gautier et eux.

Pour expérimenter encore, les Rita interprètent leurs chansons avec l’Orchestre Lamoureux. Ça se passe au théâtre des Champs Elysées à Paris, en janvier 2002. 

Et Andy prend une nouvelle allure, symphonique. Flamboyant, toujours. 

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