Saint-Denis, aux nombreuses communautés, faisait partie de la ceinture maraichère, nourricière de Paris. Puis il a fallu loger les gens, bâtir des parkings, loger des gens. On a saupoudré la terre de béton, on a asphalté les carottes, les salades et les poireaux. Mais un coin a de nature a toujours résisté.

Lieu de production agricole et culturelle "Zone Sensible Ferme urbaine de Saint Denis".
Lieu de production agricole et culturelle "Zone Sensible Ferme urbaine de Saint Denis". © Maxppp / IP3 PRESS/MAXPPP

Il s'agit de deux hectares de ferme maraichère en permaculture. Olivier Darné est un pionnier ; c’est lui le premier à avoir fait une place aux abeilles en ville. Denis Cheissoux l'a rencontré pour ce pari poétique. 

La zone sensible, c'est aussi la sensibilité de chacun, celle des autres, celle des artistes, celle des abeilles. "Ce que j'ai toujours trouvé triste, c'est la caricature désarmante de certains journalistes à considérer une zone sensible comme une zone de danger, à risques. Ce qui a priori, est une contradiction incroyable.

Si je vous appelle 'zone sensible', je suis à deux doigts d'avoir envie de vous caresser.

Une zone de sens et de sensibilité, c'est, a priori, ce qu'on a de mieux à proposer. Nous, on a tendance à imaginer une zone sensible comme la plus belle manière d'imaginer l'hospitalité".

Olivier Darné explique sa conception de la nature et notamment de la permaculture. La question économique est prégnante dans le département le plus pauvre de France. Les légumes bio sont d'une part, vendus à de grands chefs parisiens, ce qui finance une partie de ce que font les Robin des bois. On va chercher les moyens de faire ce que l'on fait. Et quand on vend à des grands chefs, on ajoute une taxe de 3 à 4% en plus, qui nous permet de faire des paniers solidaires, pour ceux qui n'ont pas les moyens de se tourner vers des AMAP.

Salades, poireaux, fèves, légumes, fleurs... Reportage auprès des abeilles et dans la nature. 

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