La guerre de Troie a bien eu lieu, malgré les prévisions de Jean Giraudoux

Achille
Achille © Getty

L'iliade nous cueille au saut du lit.

Comme à son habitude, Homère ne s'embarrasse pas de longues introductions laborieuses. Le lecteur est précipité, non pas du haut des remparts de Troies, mais dans la dixième année de la guerre.

Quand on ouvre les poèmes d'Homère, c'est pour recevoir la gifle des tempêtes et des batailles. On découvre les grecs en pleine assemblée, tenant conseil, sans que nous ne soyons informés des causes de la discorde. Homère en littérature est comme un grec à la guerre, il taille dans le vif.

Et le sujet de l'iliade, c'est Achille

Chante, déesse, la colère d’Achille, le fils de Pélée ; détestable colère, qui aux Achéens valut des souffrances sans nombre et jeta en pâture à Hadès tant d’âmes fières de héros, tandis que de ces héros mêmes elle faisait la proie des chiens et de tous les oiseaux du ciel – pour l’achèvement du dessein de Zeus. Pars du jour où une querelle tout d’abord divisa le fils d’Atrée, protecteur de son peuple, et le divin Achille.
Iliade, I, 1-7, trad. Paul Mazon

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