Homère, prenant Sun-Tzu de court, a toujours décrit très techniquement l’art de la guerre.

Un sarcophage en marbre romain représentant des scènes de la Guerre de Troie et de la Vie d'Achille.
Un sarcophage en marbre romain représentant des scènes de la Guerre de Troie et de la Vie d'Achille. © Getty / George Rose

Le double art de la guerre devrions-nous dire. Celui qui incarne la force pure et celui qui se nourrit de subtilité. *Ou pour dire les choses autrement, la guerre telle que la conçoit Patton fonçant dans les Ardennes, et celle que conçoit le diable Talleyrand !
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Les hommes n’ont donc pas d’autre issue que de combattre. Homère laisse entendre que nous sommes prédestinés. La paix ne constituerait qu’un sursis entre deux conflagrations."La paix n’est qu’un mot" dira d’ailleurs Platon plus tard dans "Les Lois".

Quelle considération ! Elle ferait froid dans le dos s’il ne faisait pas si chaud sur la plaine troyenne. Vivre c’est tuer, disent les chants d’Homère. Accéder à la gloire, à la richesse, au renom, trouver femme, trouver patrie, s’enrichir, se venger, rétablir un honneur bafoué : tout ce que nous poursuivons dans la vie nous invite à batailler. Et la raison pour laquelle les poèmes d’Homère nous semblent si proches c’est que rien n’a changé sous le soleil et que l’homme, ce grand fauve, ne sait faire que cela : se battre.

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