Le Sac de Rome est un massacre sans image, un pillage atroce, interminable qui traumatisa la chrétienté tout entière…

"Le Sac de Rome" par Francisco J. Amérigo, 1884
"Le Sac de Rome" par Francisco J. Amérigo, 1884 © Domaine public

Charles de Bourbon, commandant des troupes impériales qui prit Rome le 6 mais 1527, fit en sorte qu'il n'y eût point d'image. On peine aujourd'hui à se représenter le choc que fût pour l'Europe la nouvelle du Sac de Rome.

Comment justifier une telle violence de la part des lansquenets luthériens, sinon en prenant la mesure de leur rancœur ? C'est ce qu'on s'empresse de dire dans l'entourage de Charles Quint. Alfonso de Valdès chante le Requiem d'une cité corrompue. Chacune des horreurs du Sac est le châtiment précis, nécessaire, providentiel, d'une des hontes qui souillaient Rome.

La nouvelle du Sac arrive à Florence le 15 mai 1527. L'onde de choc est telle qu'elle précipite la chute du régime médicéen.

La République est rétablie à Florence. Sera-ce à nouvelle l'heure de Machiavel ?

L'équipe
  • Patrick BoucheronProfesseur au Collège de France, titulaire de la chaire : Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècles
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