Peu après la mort de Pascal, Gilberte Périer, sa sœur aînée, rédigea une Vie de Monsieur Pascal pour servir de préface à l’édition des Pensées. Cette biographie, écartée des premières éditions en 1670 et 1678, parut dans l’édition de 1686. C’est l’hagiographie d’un surdoué.

Portrait du mathématicien Blaise Pascal
Portrait du mathématicien Blaise Pascal © Getty / Jean-Guillaume Goursat

Gilberte Périer : 

Dès que mon frère fut en âge qu’on lui pût parler, il donna des marques d’un esprit tout extraordinaire par les petites reparties qu’il faisait tout à fait à propos, mais encore plus par des questions qu’il faisait sur la nature des choses, qui surprenaient tout le monde (I, p. 571 ; p. 47).

Blaise Pascal, comme ses sœurs Gilberte, de trois ans son aînée, et Jacqueline, de deux ans sa cadette, ne fréquenta jamais l’école. Après la mort de leur mère en 1626, quand Blaise avait trois ans, leur père, juriste et mathématicien, se retira de ses charges et s’occupa de leur éducation. Il quitta Clermont dès 1631, s’installa à Paris pour y fréquenter les meilleurs savants, auprès desquels il introduisit son jeune fils.

Un génie précoce 

La légende familiale voudrait que Pascal eût réinventé tout seul la géométrie d’Euclide jusqu’à la 32e proposition (la somme des angles d’un triangle est égale à deux angles droits), à un âge où son père l’initiait exclusivement aux langues anciennes.

Il semble plus probable que l’enfant ait lu en cachette un traité de géométrie appartenant à son père, lequel découvrit avec émerveillement le génie de son fils.

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