Pascal grandit parmi les savants. Dès son plus jeune âge, il accompagna son père aux séances de l’académie du père Mersenne. Dans ce salon scientifique, il rencontra Roberval, Descartes, Gassendi. Et il correspondit très tôt avec Fermat.

Statue de Copernic à Varsovie
Statue de Copernic à Varsovie © Getty / traveler1116

Pascal vécut l’âge exact où la vision du monde fut bouleversée : il assista à la révolution scientifique qui, rompant avec l’image du monde venue de la Bible et d’Aristote, fit passer « du monde clos à l’univers infini », selon la formule d’Alexandre Koyré, du monde clos des anciens et du Moyen Âge à l’univers infini des modernes.

Une panique légitime s’ensuivit, que Pascal dramatise dans les Pensées pour effrayer le libertin. Mais il fut d’abord sensible à l’incompréhension qui s’éleva entre la science et la foi à la suite des théories de Copernic, Kepler et Galilée.

Un des traits de la tyrannie papale fut à ses yeux la condamnation de Galilée en 1633, à laquelle les jésuites auraient contribué

Ce sera un motif de la polémique des Provinciales contre leur ordre :

Ce fut aussi en vain que vous obtîntes contre Galilée un décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos ; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle (XVIIIe Provinciale, p. 616-617).

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