L'intense relation entre Paul Valéry et sa maîtresse, Catherine Pozzi, se délite peu à peu pour sombrer dans le néant. Régis Debray décrit ce désamour en désignant ce qui meurt et ce qui survit, que ce soit la poésie, un nouvel être ou une certaine idée des sentiments, jusqu'aux traces inscrites dans notre présent.

Catherine Pozzi
Catherine Pozzi © Maxppp / Archives Sud Ouest

Le philosophe et poète Pierre Boutang est l'auteur d'une biographie de Catherine Pozzi, appelée aussi Karin. Dans cet ouvrage, Karin Pozzi et la Quête de l'Immortalité, il suggère, pour comprendre Paul Valéry :

Il s’intéressait à l’intelligence, mais pas à l’esprit

Exigence d'absolu d'un côté et tiédeur de l'autre, les deux amants s'engagent sur des voies peu à peu divergentes. Leur relation d'amour et de littérature se terminera sur ces mots de Catherine Pozzi :

J’ai honte de vous, vieillard ironique et glorieux.

Émaillant cette chronique, la comédienne Yaël Elhadad prête sa voix à Catherine Pozzi dans la lecture d'extraits des journaux et des poèmes de toute beauté.

Ave, poème de Catherine Pozzi

Très haut amour, s'il se peut que je meure

Sans avoir su d'où je vous possédais,

En quel soleil était votre demeure

En quel passé votre temps, en quelle heure

Je vous aimais

( extrait du poème)

Claude Bourdet, fils de Catherine

Le fils de Catherine Pozzi n'est autre que Claude Bourdet, fondateur du journal L’Observateur devenu L'Obs depuis 2014. On peut relire avec intérêt son témoignage sur la Résistance, mêlé de souvenirs et d'analyses politiques, L'Aventure incertaine - De la Résistance à la Restauration publié chez Stock en 1975.

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