Les écrits quotidiens de Paul Valéry expriment une inquiétude majeure pour l'avenir du monde, la fragilisation des états, la mondialisation, l'accélération des événements et l'impact de découvertes inattendues. Le chroniqueur Régis Debray révèle ici un Valéry visionnaire mais plutôt pessimiste.

Paul Valery à son bureau en 1937.
Paul Valery à son bureau en 1937. © Getty / Keystone-France/Gamma-Keystone

Paul Valéry :

Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.

Les Cahiers de Paul Valéry

Les notes prises par Valéry pendant près de cinquante ans couvrent plus de trente mille pages, précieusement conservées dans des cahiers d'écolier, une réflexion ininterrompue sur la création littéraire, le langage, la philosophie ou la science.

Ce sont ainsi deux-cent-soixante-deux cahiers intimes déposés au Département des manuscrits de la BnF. Chaque page de cahier est photographiée, numérisée et désormais consultable en ligne par le site de la BnF, le site Gallica

Dans sa biographie de Paul Valéry, Michel Jarrety évoque le « robinsonisme » de l'écrivain dans la tenue quotidienne de ses Cahiers, comme un des traits fondamentaux de sa personnalité intellectuelle. Tout chez l'auteur est à rebours de la pensée unique.

Facétieux, Paul Valéry aimait citer ce mot d’un religieux de l’âge classique, le Père Jean Hardouin, un jésuite érudit : 

Croyez-vous que je me sois donné la peine de me lever tous les jours de ma vie à quatre heures du matin pour penser comme tout le monde ?

Pour en savoir plus 

Une Minute par Thomas Legrand, extrait d’un discours radiophonique de Paul Valéry en 1938

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