L'écrivain Régis Debray justifie son choix du poète Paul Valéry par une dette qu'il a envers lui lorsque, emprisonné en Bolivie en 1967, il se remémorait des bribes de ses poèmes pour ne pas sombrer. Et plus encore, son analyse prophétique du monde actuel rend Paul Valéry nécessaire à bien des égards.

Paul Valéry vers 1940
Paul Valéry vers 1940 © Getty / Bettmann

Le propos de l'écrivain, Régis Debray, consiste, au long de ces chroniques d'été, à restituer le chemin d'une vie mais aussi celui d'une pensée, celle du poète et écrivain Paul Valéry, né à l'automne 1871 à Sète et décédé à l'été 1945 à Paris. Régis Debray

Les poètes, par temps de détresse, sont plus secourables qu'on ne croit.

Détenu dans les geôles boliviennes, voué à l'angoisse et l'ennui, le jeune Régis Debray avait soif de littérature et se rappelait ces vers de Paul Valéry, extraits de son chef-d'œuvre poétique, Le Cimetière Marin :

Ils ont fondu dans une absence épaisse,

L’argile rouge a bu la blanche espèce,

Le don de vivre a passé dans les fleurs.

La diversité de l'œuvre, comme sa profondeur, rendent son approche captivante puisque, selon Régis Debray : « chaque année qui passe lui donne un coup de jeune ».
 

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