Régis Debray clôt cet « Été avec Paul Valéry », désignant ce qui nous reste du poète au-delà de sa maîtrise voulue sur les choses ; plutôt celui, sensible, se livrant à tout rompre dans ses innombrables Cahiers et nous donnant à éprouver une vie dans l'intemporel.

Bibliothèque Nationale de France
Bibliothèque Nationale de France © AFP / François Guillot

Paul Valéry est tombé dans le domaine public depuis le 1er janvier 2016.

Si le penseur avait le sens de la formule, il ne savait pas écrire de livres. Toute son œuvre s'éparpille dans des Cahiers, sous forme de notes, où il nous livre, formule après formule, des réflexions sur le rôle des idées, sans toutefois les rassembler en une théorie achevée.

Les Cahiers, une mine d'or

Pour notre plus grand bonheur, les notes prises au jour le jour par Paul Valéry pendant près de cinquante années ont été conservées ; des écrits couvrant plus de trente mille pages. Une première édition en fac-similé a été publiée en 1957-1961 par le CNRS. Tirés à deux mille exemplaires, l'édition est depuis longtemps épuisée, mais constitue l’édition de référence. D'autres éditions ont paru depuis et une forme numérique est en préparation.

Voilà vingt ans que le groupe de recherches valéryennes, avec Nicole Celeyrette, publie Les Cahiers de Paul Valéry en vue de l’édition intégrale, chez Gallimard, des Cahiers des vingt premières années (1894-1914). Neuf tomes en collection blanche ont déjà paru sur les douze prévus.

Enseignante en littérature française et contemporaine à l’Université Paris XII, et membre de l’ITEM (ENS-CNRS) depuis sa fondation, Nicole Ceylerette est également l’auteur d’une thèse : Valéry et le moi, des Cahiers à l’œuvre, publié aux éditions Klincksieck en1979, ainsi que de nombreux articles sur Paul Valéry.

Les Œuvres vraiment complètes ne verront le jour que dans les décennies à venir.

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