En 1891, grâce à Pierre Löuys, Paul Valéry rencontre son père spirituel en la personne de Stéphane Mallarmé, qu'il tient pour un des plus grands poètes de son temps. Il fréquentera les célèbres Mardis de Mallarmé, premier cercle des Symbolistes, et vivra une riche amitié avec ce poète absolu, de trente ans son aîné.

Stéphane Mallarmé en 1895, à sa table de travail, photographié par Nadar
Stéphane Mallarmé en 1895, à sa table de travail, photographié par Nadar © Getty / Fine Art Images/Heritage Images/Hulton Archives

Stéphane Mallarmé consacrera toute sa vie à la Poésie, il est le poète absolu, et Paul Valéry a bien conscience de leurs différences, même s'il vénère son aîné. Leur quête consiste en la musique des mots, sans chercher à plaire, en méprisant la gloire.

Brise Marine dans le recueil Poésies de Stéphane Mallarmé (1899)

La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. 

Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres 

D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! 

Les Mardis de Mallarmé

Ces rendez-vous littéraires constituent le premier cercle des Symbolistes où peuvent se côtoyer des originaux venus de partout : 

Paul Valéry et André Gide, mais aussi le compositeur Claude Debussy, le poète belge Maurice Maeterlinck, Jules Laforgue, inventeur du vers libre, Francis Vielé-Griffin, poète et intime de Mallarmé, Léon-Paul Fargue, le poète et piéton de Paris, Marcel Schwob, l'auteur du Livre de Monelle, Paul Claudel ou bien encore Henri de Régnier dans sa jeunesse.

Ce documentaire réalisé par Jean Lods, en 1950, est ici présenté dans sa version courte, ressortie en 1960 :

Ce film sur la vie et l'œuvre du poète, Stéphane Mallarmé, est illustré de dessins, de gravures et de photographies d'époque. On y retrouve à 13'10, l'évocation des fameux Mardis de Mallarmé, en croisant les visages des jeunes poètes qui s'y rendaient assidûment.

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