Malgré les troubles de son temps, comme l'Affaire Dreyfus, l'écrivain Paul Valéry a toujours refusé qu'on lui assène l'étiquette d'intellectuel et se considérait plutôt comme « un homme de l'esprit », celui qui désire penser sans théorie achevée et se définit comme chercheur dans un monde en continuel mouvement.

Si Paul Valéry hésite à apposer sa signature au bas d'une pétition, c'est qu'il répugne à être évalué pour ses qualités morales au lieu de sa valeur artistique et il est également partisan d'une froide observation des événements politiques.

Paul Valéry à André Fontainas, poète et critique belge, en 1898 :

Pour le cas Zola. Je pense très fermement que l’intelligence, la puissance intellectuelle est contradictoire avec l’existence d’une société.

Ce document Youtube est l'évocation d'un documentaire sur l'Affaire Dreyfus, réalisé par Pierrick Guinard :

Cette présentation nous rappelle en quelques mots l'origine de cette affaire politique qui a marqué l’histoire de la France.

Le biographe Michel Jarrety évoque ce moment délicat de la vie politique, dans cette formulation de Paul Valéry à André Gide :

Il ne faut pas s’y tromper, on va à un antisémitisme aigu qui pourra devenir une cause de troubles extraordinaires.

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