Après la Première Guerre mondiale, devenu célèbre, Paul Valéry devient une sorte de « poète officiel » comblé d'honneurs et extrêmement sollicité. Mais derrière cette façade dont il semble se moquer, en quoi consiste le mystère Paul Valéry ?

Paul Valéry, évoquant son emploi du temps de la journée du 16 mai 1929 :

Journée décorée par deux ministres, un maréchal, une danseuse, un ambassadeur, un chef de police, un grand juge, divers compositeurs de musique, un dessinateur.

L'homme est double mais il attribue cette dualité aux nécessités du monde extérieur :

Entre moi et moi, les choses et les autres ont élevé un anneau de corail. Je suis un atoll.

Pour se recomposer, il ne néglige pas du tout son rôle social mais il écrit chaque matin, à l'aube, dans ses Cahiers. 

Le biographe Michel Jarrety parle de « robinsonisme » et ajoute que cette pratique constitue l'un des traits essentiels de la personnalité intellectuelle de Paul Valéry, et lui permet de garder sur les choses un point de vue toujours singulier et souvent incisif.

Les Cahiers de Paul Valéry

Les notes prises par Valéry pendant près de cinquante ans couvrent plus de trente mille pages, précieusement conservées dans des cahiers d'écolier. Ce sont ainsi deux-cent-soixante-deux cahiers intimes déposés au Département des manuscrits de la BnF. 

Chaque page de cahier est photographiée, numérisée et désormais consultable en ligne par le site de la BnF, le site Gallica

Pour les exégètes, comme pour les simples curieux, la lecture de ses pensées à travers la calligraphie de Paul Valéry peut se révéler passionnante !

La totalité des Cahiers est également consultable en fac-similé à la bibliothèque du Centre Georges-Pompidou de Paris. 

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