Notion essentielle chez Proust, le temps, la longueur du temps, le temps qui passe et ne revient pas. Pour en parler, Laura El Makki reçoit Antoine Compagnon, professeur au Collège de France.

Longtemps, je me suis couché de bonne heure.

C’est la première phrase de À la recherche du temps perdu. Première phrase dont le premier mot ou plutôt la première syllabe résume à elle seule l’idée que se font la plupart des gens de ce livre. La Recherche  est en effet un roman long, près de trois mille pages…

paperolle "Du côté de chez Swann"
paperolle "Du côté de chez Swann" © Radio France / Gallica - Bibliothèque Nationale de France

Mais cette longueur était probablement nécessaire à Marcel Proust pour venir à bout de sa démarche, c’est-à-dire montrer comment le temps passe sur nos vies, comment il nous transforme, et de quelle manière nous pouvons malgré tout le retenir.

Ce soir, nous parlons donc de "longueur" : longueur du temps mais aussi longueur de la phrase proustienne qui, à l’heure des tweets et autres messages à caractères limités, apparaît monstrueuse.

  • Archive : témoignage de Jean Cocteau (INA)
  • Lecture : extrait du Temps retrouvé, lu par André Dussollier, coffret CD Éditions Thélème

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