Place à la rencontre entre le philosophe Nicolas Grimaldi et Marcel Proust, à travers son œuvre qui s’inscrit dans toute une tradition de la littérature amoureuse.

On n’aime plus personne dès qu’on aime.

Des maximes sur l’amour, il y en a beaucoup en littérature… mais celle-ci fait certainement partie des plus belles, et des plus inquiétantes. Marcel Proust nous la livre dès le début de À la Recherche du temps perdu, dans Du côté de chez Swann.

Les sursauts du cœur y tiennent une place centrale, comme plus tard dans Les Jeunes filles en fleurs, dans Sodome et Gomorrhe ou encore dans La Prisonnière.

Tout s’y passe comme dans la vraie vie : les personnages tombent amoureux, se posent mille questions, sont tour à tour enthousiastes, inquiets, jaloux, malheureux, désespérés… Chez Proust, comme partout ailleurs, l’amour est aussi compliqué que nécessaire…

C'est à ce sentiment connu de tous, cette obsession universelle qui n’a pas fini de passionner et d’interroger, que nous allons nous intéresser… pour en parler, nous avons le plaisir d’accueillir le philosophe et professeur émérite à la Sorbonne, Nicolas Grimaldi, qui a justement fait de l’amour l’un de ses sujets favoris. Il est l’auteur, entre autres, de deux livres essentiels publiés aux Presses universitaires de France : Essai sur la jalousie, l’enfer proustien et Proust, les horreurs de l’amour. Il a récemment publié chez Grasset un autre bijou de lecture, Les Métamorphoses de l’amour .

Toute cette semaine, il va nous éclairer sur ce qu’aimer veut vraiment dire chez Proust. Il nous parlera du désir, de l’attente, de la jalousie, et de l’illusion. Place à sa rencontre avec l’auteur et avec son œuvre qui s’inscrit dans toute une tradition de la littérature amoureuse.

Lectures 

  • extrait de De l'amour de Stendhal, chapitre II, lu par Nicolas Grimaldi
  • la page préférée de Nicolas Grimaldi, extrait de Du côté de chez Swann
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