Tout petit déjà, Victor Hugo rêvait en grand. Sur l’un de ses cahiers d’écolier, il aurait écrit « Je veux être Chateaubriand ou rien », une phrase dont on n’a pas retrouvé la trace, mais à laquelle on a envie de croire.

Elle prolonge la légende que l’écrivain s’est lui-même construite : celle du poète au grand front et à la barbe blanche, « l’homme des utopies » qui « vient préparer des jours meilleurs ». 

Le voici, à 15 ans, rêvant de reconnaissance et de lumière : 

O Gloire, ô déité puissante, 

Accorde à celui qui te chante 

Une place dans l’avenir ; 

Gloire, c’est à toi que j’aspire, 

Ah ! Fais que ton grand nom m’inspire 

Et mes vers pourront t’obtenir 

Sous le crâne, c’est déjà la tempête… 

Le jeune homme est élève au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Il travaille, il s’applique, mais une seule chose compte à ses yeux : la littérature. Alors il commence à écrire. En 1817, il participe à un concours de poésie organisé par l’Académie française. Il obtient une mention et même un encart dans les journaux. Mais ce n’est pas assez pour l’adolescent qui réfléchit déjà au théâtre. L’une de ses œuvres de jeunesse a pour titre Irtamène : il s’agit d’une tragédie en cinq actes, écrite en vers ! Suivront une comédie, un opéra comique et l’ébauche d’un premier roman, Bug-Jargal, écrit en quinze jours à peine, pour épater les copains. L’écrivain en herbe ne cache plus ses ambitions.

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