Constant Coquelin l'aîné (1841 - 1909) en César de Bazan (Victor Hugo, Ruy Blas)
Constant Coquelin l'aîné (1841 - 1909) en César de Bazan (Victor Hugo, Ruy Blas) © Wikimedia commons / Raimundo de Madrazo y Garreta
**Ruy Blas est un « _rêveur_ ». Sa propension à croire « _tout possible_ » et à espérer « _tout du sort_ » l’a conduit dans une impasse existentielle. Né dans le peuple, orphelin, plutôt timide et indécis, il est devenu laquais, faute de mieux… Et c’est cet homme rongé par ses faiblesses, cherchant sa place dans le monde, que Victor Hugo présente au public en novembre 1838… L’enjeu est de taille... Depuis _Hernani_ , en 1830, il a écrit _Lucrèce Borgia_ et _Marie Tudor_ pour se consacrer à la poésie…** Et puis, au début de l’année 1838, une idée lui vient : l’ancienne salle Ventadour, en plein cœur de Paris, serait un lieu idéal pour son retour sur scène… Alors avec son ami Alexandre Dumas, il décide de la rouvrir sous un nouveau nom : « théâtre de la Renaissance ». Pour la soirée d’ouverture, Hugo est chargé de proposer un texte… Il écrit donc _Ruy Blas_ , une histoire qu’il a en tête depuis plusieurs années. Le décor choisi est le même que celui d’_Hernani_ (l’Espagne), mais l’action se déroule cent ans plus tard, au début du XVIIè siècle, dans un pays chancelant et ruiné. Ruy Blas, donc, est un valet amoureux fou de la reine… Mais, sa condition sociale lui interdit de lui ouvrir son cœur … Alors chaque jour, en secret, il lui dépose des fleurs, en prenant soin de ne pas être vu… Un jour, Don Salluste (son maître) apprend qu’il est banni de la cour pour avoir abusé d’une servante… Furieux, il veut se venger de la reine, et propose à Ruy Blas un marché : se faire passer pour un Seigneur auprès d’elle et la séduire par tous les moyens… Ruy Blas, n’ayant pas la force de refuser, accepte… Sous le nom de Don César, il va vite conquérir le cœur de la reine et gravir les échelons sociaux et politiques, jusqu’à devenir un premier ministre envié… N’ayant pas oublié d’où il vient, Ruy Blas veut défendre le peuple contre les plus puissants… Un jour, il surprend ses ministres en plein conseil… Ils se disputent les derniers biens du royaume… Il leur lance « _Bon appétit, messieurs !_ », et leur adresse une violente réplique...
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