Raul Castro , le président cubain, entame le 1er février sa première visite officielle dans un grand pays européen , la première depuis qu'il a succédé à son frère Fidel Castro en 2006. Cette visite de deux jours dans la capitale constitue un pas important dans le réchauffement des relations entre la Havane et l'Occident. On peut même la qualifier de visite stratégique pour les deux pays , les avantages politico-économiques étant évidents.

Elle permet à Cuba de sortir de l'isolement dans lequel elle se trouvait suite à l'embargo américain, assoupli mais pas encore abrogé par le congrès américain. L'île a donc besoin de diversifier ses partenaires , et la France peut l'aider à se rapprocher de l'Europe. La France entend donc s'affirmer comme le premier partenaire politique et économique européen de Cuba , mais aussi de renforcer la présence de ses entreprises dans un pays qui s'ouvre progressivement à l'économie de marché avec la conclusion d'accords dans les domaines du tourisme, des transports ou du commerce équitable. A noter, qu'en mai 2015, lors de la visite de François Hollande à Cuba, les deux dirigeants s'étaient entendus sur le principe d'une renégociation de la dette cubaine.

Reste la question des droits des droits de l'Homme , qui sera également discutée, assure une source diplomatique française.

Pour parler de cette visite historique et de ses enjeux et conséquences, les invités de Nicolas Demorand sont François-Michel Lambert , député des Bouches-du-Rhône et vice-président du Groupe d'amitié France-Cuba à l'Assemblée nationale, et Janette Habel , maître de conférences à l'Institut des hautes études d'Amérique latine, spécialiste de Cuba.

Accueilli par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, Raul Castro a eu droit aux honneurs militaires
Accueilli par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, Raul Castro a eu droit aux honneurs militaires © Reuters / Jacky Naegelen
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