Bordeaux Connection, de Benoist Simmat

Bordeaux connection
Bordeaux connection © Radio France

"Bordeaux". Le mot en impose sur une table. Mais sur l'échiquier de la globalisation économique, l'influence de cette bouteille de 75 cl va dorénavant bien au-delà de son goût consensuel. Une véritable caste s'est emparée de ce joyau du patrimoine pour le faire fructifier, souvent bien au-delà du raisonnable. Aujourd'hui, les 200 grands crus bordelais qui comptent entendent muer en autant de marques de luxe, écoulées à prix d'or auprès de l'élite de la mondialisation. Pour des bouteilles coûtant 20 ou 30 euros pièce à produire, décupler le prix à la vente représente une source de rentabilité unique au monde. Mais n'est pas Pétrus, Lafite, Margaux, Yquem, ou Latour qui veut. En s'affranchissant de la réalité économique pour multiplier leurs gains, les nouveaux industriels propriétaires des grands crus, ces nouvelles 200 familles, dilapident un trésor national par-delà nos frontières, dans les pays qui produisent des milliardaires, Chine en tête.Bordeaux Connection raconte ce système des grands crus vu de l'intérieur. Depuis les secrets de fabrication d'une bouteille à Bordeaux jusqu'aux mystérieuses transactions opérées en Asie, en passant par toutes les questions qui fâchent : classements inadaptés ; culture bio inexistante ; inféodation à un "goût mondial"; rupture avec un public d'amateurs français ; impuissance devant la contrefaçon, etc.

L'auteur de ce livre, Benoist Simmat est ce soir l'invité d'Un jour dans le monde.

Le reportage de Claire Martin dans le monde des grands crus chiliens

Vignes en espaliers au Chili
Vignes en espaliers au Chili © CCHelga's Lobster Stew

Le Chili est le premier pays exportateur de vin du nouveau monde, sur les talonsde la France, l'Italie, de l'Espagne. Surtout connu pourt son Cabernet Sauvignon industriel pas cher, il expore de nouveaux marchés, comme le vin premium, où les petits producteurs tentent tant bien que mal de faire leur place. le reportage de Claire Martin au Chili.

Reportage à Gao, épisode 3 : prêts pour la paix?

L’instabilité du nord du Mali est liée à deux phénomènes distincts. Le premier, c’est le terrorisme et les attaques des groupes jihadistes comme Aqmi et leurs alliés. Le second, c’est la rébellion des groupes armés du Nord, menés par les Touaregs du MNLA. Qui demandent un statut spécifique pour les régions du Nord. Un processus de paix a été engagé avec le gouvernement malien, sous médiation internationale. Et un projet d’accord a été présenté début mars. Accepté par Bamako, mais rejeté, jusqu’à présent, par les groupes rebelles.

A Gao, les habitants suivent le processus de paix avec la même anxiété, et le même espoir.

Reportage de notre envoyé spécial à Gao, David Baché .

La chronique culture, par Stéphane Capron

La Carte du Temps, au théâtre 13 à Paris
La Carte du Temps, au théâtre 13 à Paris © Radio France

Nous partons au Théâtre 13 à Paris pour évoquer "La Carte du temps". Une pièce de l'Américaine Naomi Wallace qui traite des conflits au Moyen-Orient. L'auteur a choisi de raconter trois histoires qui ne feront jamais la une de l'actualité. Il y a une mère palestinienne dont la fille a été tuée par les Israéliens et qui vient se recueillir sur la tombe d’un soldat juif. Un père palestinien persuadé que les poumons de son fils mort ont été greffés à une Israélienne. Et un soldat irakien qui raconte la mort de son camarade tué par un tir américain.

C'est le théâtre de l'intime. Et c'est ce qui a séduit le metteur en scène Roland Timisit. Reportage, Stéphane Capron , du service culture de France Inter.

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