Le sommet de l’OTAN, à l’occasion de ses 70 ans, s’ouvre aujourd’hui dans un climat de tension. En « mort cérébrale » selon E. Macron, l'alliance souffre de relations conflictuelles parmi ses membres. L’OTAN est-t-elle devenue obsolète ? Analyse avec Bertrand Badie, politiste spécialiste des relations internationales

Les chefs d’État de l’OTAN assistent à la séance plénière du sommet de l’OTAN à l’hôtel Grove à Watford, Londres, le 4 décembre 2019
Les chefs d’État de l’OTAN assistent à la séance plénière du sommet de l’OTAN à l’hôtel Grove à Watford, Londres, le 4 décembre 2019 © AFP / LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

La rencontre des chefs de l’Etat de l'Atlantique Nord s’est ouverte ce mardi à Londres avec une offensive du président Trump, qui a qualifié de « très insultants » les propos d’Emmanuel Macron sur une organisation que ce dernier considère « en état de mort cérébrale ». 

Les sujets de tension sont certes nombreux entre les Alliés. La décision américaine, en octobre, de se retirer du conflit syrien et de la lutte contre l’Etat Islamique a été source de désaccords. Il y a également le problème de la Turquie, dont les positions autoritaires et la lutte contre les Kurdes suscitent de plus en plus de critiques. 

Mais le commentaire du président Macron sur la santé de l’alliance, qui a trouvé un écho parmi la communauté des chercheurs, pointe du doigt une crise institutionnelle qui dépasse ces dossiers actuels. Créée dans le contexte de guerre froide de 1949, l'OTAN est aujourd’hui fragilisée par la reconfiguration des relations entre ses membres - qui ont pris un tournant depuis la prise de pouvoir de Donald Trump.

L'OTAN a t-elle encore des raisons d'exister ? Doit-elle se reconfigurer, se moderniser ? Avec nous pour en parler :

Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences Po, politologue et chercheur en relations internationales. Il est l'auteur de L'hégémonie contestée. Les nouvelles formes de domination internationale aux éditions Odile Jacob (2019).

  • Le bruit du monde est en Corée du Sud, où un plan ambitieux mise sur la voiture à hydrogène. Par Frédéric Ojardias

Face au défi d'une pollution massive, le gouvernement sud-coréen a lancé un projet visant à multiplier le nombre de voitures à hydrogène. Pour l'instant, seuls quelques milliers de ces véhicules sont en circulation dans le pays. Ils sont considérés comme écologiques, car ils ne rejettent aucun gaz à effet de serre, et leur autonomie est plus longue qu'une voiture à essence. Mais cette technologie présente encore de nombreux défis : elle est très coûteuse, et potentiellement dangereuse - en mai dernier, le réservoir d’une usine a explosé, faisant deux morts.

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Billie Eilish - Everything I Wanted

Van Morrison - Moondance

Les invités
  • Bertrand BadiePolitologue, professeur de Relations internationales à l'Institut d'Etudes Politiques
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