En Turquie, dimanche 1er novembre, avaient lieu les élections législatives . La formation islamo-conservatrice (AKP ) du président Recep Teyyip Erdogan a très nettement remporté ces élections. Elle obtient la majorité au Parlement avec plus de 49% des voix, soit 316 sièges sur 550 . C'est une véritable revanche pour le président turc, après l'échec essuyé en juin dernier. Un échec qui lui avait fait perdre le contrôle total qu'il exerçait depuis 13 ans sur le Parlement.

Le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde ), qui était entré au Parlement en juin, ne dépasse que de peu le seuil minimal de représentation: 10.7% des voix, soit 59 sièges .

Erdogan est donc en position de force, ce qui lui laisse le champ libre pour continuer à diriger la Turquie de façon de plus en plus autoritaire.

Par ailleurs, ce résultat risque de peser lourd sur l'évolution de la guerre en Syrie , sur la crise des réfugiés et sur lesrelations avec l'Europe qui a de plus en plus besoin de la Turquie pour gérer l'afflux des réfugiés.

Erdogan sera-t-il un partenaire sérieux dans la lutte contre l'Etat islamique? L'Europe sera-t-elle réellement prête à tout lui céder afin que la Turquie continue à héberger les migrants?

Maya Arakon , universitaire politologue à Istambul, et Hakan Günday , écrivain turc, sont les invités de Nicolas Demorand . Ils reviennent sur cette écrasante victoire de l'AKP aux législatives, et de ses conséquences pour l'avenir.

Recep Tayyip Erdogan à quelques jours des élections
Recep Tayyip Erdogan à quelques jours des élections © Burhan Ozbilici/AP/SIPA
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