Tout juste sorti de prison, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), s’est lancé dans une tournée en Afrique subsaharienne

Biram Dah Abeid
Biram Dah Abeid © Maxppp / MARTIN SCHUTT/EFE/Newscom

La Mauritanie se situe en tête des pays esclavagistes, selon un classement de la fondation australienne Walk Free. Nulle part ailleurs une aussi large proportion de la population n’est-elle réduite en esclavage : 4% des Mauritaniens sont asservis, soit 150 000 des 3,8 millions d’habitants du pays.

Ces esclaves des temps modernes n’ont pas droit à l’école, aux terres, à l’héritage. Ils ne peuvent ni se marier ni divorcer sans la (rare) permission de leur maître. Ils sont totalement dépendants. Et soumis.

Biram Dah Abeid a reçut en 2013 le prix des droits de l'homme des Nations unies. Le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) dénoncé également avec véhémence le mutisme des dirigeants africains et des organisations comme l’Union africaine, la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, … sur ce qui se passe en Mauritanie.

Inacceptable que les Africains se soient battus contre l’apartheid en Afrique du Sud et se taisent sur ce qui se passe en Mauritanie, notamment l’esclavage primaire, le racisme, le génocide contre les Noirs, l’oppression de personnes d’ascendance africaine par un pouvoir africain, hôte de toutes les instances africaines.

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