Suite à la guerre civile, mieux connue sous le nom de décennie noire , qui a fait dans les années 1990 plus de 150000 morts, des milliers de disparus, un million de personnes déplacées, des dizaines de milliers d'exilés et plus de 20 milliards de dollars de dégâts, le Président algérien Abdelaziz Bouteflika soumet au peuple un projet qui donne mandat au chef de l'Etat d'agir en leur nom pour mettre fin définitivement à la violence. C’est la Charte Nationale pour la paix et la réconciliation adoptée par référendum le 29 septembre 2005.

Ce texte devait donc permettre aux terroristes qui quittaient le maquis d'éviter les poursuites judiciaires, soit 25000 hommes concernés dans les années 1990 (contre entre 700 et 1000 aujourd'hui).

A l'époque et aujourd'hui encore, la Charte avait été fortement contestée et dénoncée par les partis de l'opposition. Pourtant les autorités estiment l'objectif atteint: la paix est revenue et le terrorisme est affaibli.

Alors dix ans après, qu'en est-il réellement? Sammi Oussedik , coordinateur général du Mouvement Ibtykar en Algérie, Mansouria Mokhefi , professeur à la New York University-Paris et conseillère auprès de l'IFRI sur le monde Arabe, et Rachid Tlemçani , enseignant-chercheur en Sciences Politiques à l'Université d'Alger, sont les invités de Mickaël Thébault .

Le president Bouteflika vote pour la charte de reconcilation nationale en Algerie - 2005
Le president Bouteflika vote pour la charte de reconcilation nationale en Algerie - 2005 © MaxPPP / Ryad Kramdi
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