Mardi dernier, la droite conservatrice a remporté haut la main les élections régionales de Madrid. Une victoire qui marginalise ses opposants du centre et de la gauche, et pourrait préfigurer une reconfiguration de la scène politique à échelle du pays.

Espagne : la victoire écrasante de la droite à Madrid, un tremplin vers la reconquête du pouvoir ?  La leadeuse du Parti populaire et présidente sortante du gouvernement de la région autonome Isabel Díaz Ayuso
Espagne : la victoire écrasante de la droite à Madrid, un tremplin vers la reconquête du pouvoir ? La leadeuse du Parti populaire et présidente sortante du gouvernement de la région autonome Isabel Díaz Ayuso © AFP / PIERRE-PHILIPPE MARCOU

Mardi 4 mai, le scrutin régional à Madrid a consacré la victoire de la droite conservatrice. Avec 44,7% des voix, la leadeuse du Parti populaire et présidente sortante du gouvernement de la région autonome Isabel Díaz Ayuso a remporté une victoire écrasante. 

Un succès qu'elle doit à sa gestion de la crise sanitaire et économique, plébiscitée par les Madrilènes. Ses prises de positions conservatrices et néolibérales contre « la dictature du féminisme radical » et les « impôts confiscatoires » sont saluées par son électorat. 

Ces élections ont également fait voler en éclats le reste de l'échiquier politique régional. Le parti centriste Ciudadanos n'est plus représenté au Parlement. L'échec de Podemos, dont la liste menée par Pablo Iglesias n'a remporté que 7,2% des suffrages, a conduit le leader de la gauche radicale à se retirer de la vie politique. 

Une reconfiguration politique locale, qui pourrait augurer d'une transformation de la scène politique nationale. Ces élections, qui constituent un revers pour le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, sont-elles un avertissement lancé par l'électorat en vue des législatives de 2023 ? 

Avec nous pour en parler 

Barbara Loyer est professeure à l'Institut Français de Géopolitique de l'Université Paris 8 et spécialiste de la géopolitique de l'Espagne. 

Le Bruit du monde est au Brésil, où une partie de la population soutient toujours Jair Bolsonaro

Le seuil des 400 000 morts a été franchi au Brésil, où la gestion de la pandémie par le président Jair Bolsonaro est sous le feu des critiques. Le président dégringole dans les sondages, avec moins de 30% d’opinion favorables. Une centaine de demandes d’impeachment sont sur le bureau du président du parlement…  

Malgré cela, une base d’irréductibles est encore sous le charme du leader d'extrême droite négationniste, corona-sceptique, détestant les médias traditionnels… et omniprésent sur les réseaux sociaux.

Un reportage signé Olivier Poujade.

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Les invités
  • Barbara LoyerPolitologue spécialiste de l'Espagne, enseignante et chercheure en géopolitique à l'Université de Paris-VIII Saint Denis
Programmation musicale
L'équipe