Le 7 janvier 2015, les valeurs des sociétés occidentales ont été bafouées. Le traumatisme, ravivé par les attentats du 13 novembre à Paris, est toujours aussi vif, mais en débattre n'a jamais été aussi délicat . Car si critiquer les croyances qui nourrissent le terrorisme, c'est risquer d'être perçu comme intolérant ou raciste, s'interdire de les critiquer, c'est être prisonnier du politiquement correct et, en fin de compte, risquer de faire le jeu des extrémismes de tous bords.

Carlo Strenger, philosophe, psychanalyste et membre du comité d’observation du terrorisme, est l'invité de Nicolas Demorand . Il vient présenter son livre Le Mépris civilisé , paru aujourd'hui 7 janvier 2016 aux éditions Belfond. Après son essai La Peur de l'insignifiance nous rend fous (Belfond, 2013), Le Mépris civilisé est son deuxième ouvrage à paraître en France.

Dedans, Carlo Strenger fait donc valoir que l’idéologie du politiquement correct , bien qu’initiée avec de bonnes intentions, est contre-productive dans la mesure où elle a contribué à rendre illégitime toute forme critique, sauf celle de notre propre culture. Il propose donc comme alternative au politiquement correct l’attitude du « mépris civilisé » qui remet au goût du jour le principe de tolérance hérité des Lumières : au lieu de respecter aveuglément toutes les formes de croyance et tous les modes de vie, il faudrait garder à l’esprit que rien ni personne ne devrait être à l’abri d’une critique solidement fondée.

Carlo Strenger à la Fondation Heinrich Böll en 2012
Carlo Strenger à la Fondation Heinrich Böll en 2012 © CC-BY-SA-2.0 / Stephan Röhl - Heinrich-Böll-Stiftung

Les invités

Les références

L'équipe

Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.