Les championnats du monde d'athlétisme qui se tenaient à Doha jusqu'au 6 octobre ont suscité l'indignation, entre conditions climatiques déplorables et soupçons de corruption. Comment se porte la stratégie du Qatar dans le domaine sportif ? Analyse avec l'économiste Pierre Rondeau et le journaliste Christian Chesnot.

Doha 2019, une course en enfer pour les marathoniens
Doha 2019, une course en enfer pour les marathoniens © AFP / Giuseppe CACACE

Achevés hier, les mondiaux d'athlétisme de Doha ont soulevé un tollé dans le monde du sport et ailleurs. De fait, les stades pratiquement vides, l'humidité ambiante et les températures record ont eu raison d'un bon nombre de sportifs - malgré les équipements high-tech mobilisés. Tous les éléments d'un échec commercial sont réunis: le Guardian indique que 50 000 billets auraient été vendus au total, soit à peine 10% de remplissage d'un stade.

Pourtant, le Qatar ne compte pas s'arrêter là. Le pays organisera la prochaine Coupe du Monde de Football en 2022, sur fond d'accusations de corruption, et nourrit l'ambition d'héberger des Jeux Olympiques d'ici 2040. Comme le disait il y a quelques semaines le Président du conseil supérieur du patrimoine qatari, «La vocation du Qatar comme nation du sport international ne se limite pas au foot». 

Cette stratégie n'est pas neuve. Depuis l'organisation d'un premier tournoi de tennis en 1993, compétitions de golf, de moto ou de cyclisme se tiennent régulièrement. L'immersion dans le monde du sport fait partie intégrante de la diplomatie qatarie pour assurer le rayonnement international de l'émirat. 

On reproche au Qatar ses manquements aux droits de l'homme, sa négligence envers l'écologie. Pourtant, les financements venus de l'émirat sont encouragés : c'est un des derniers pays volontaires pour organiser des compétitions sportives coûteuses, et qui dispose des moyens nécessaires... On en parle avec l'économiste du sport Pierre Rondeau et le journaliste Christian Chesnot, co-auteur avec Georges Malbrunot de Qatar Papers : comment l'émirat finance l'islam de France et d'Europe.

  • Le bruit du monde nous emmène à Vienne, auprès des électeurs autrichiens. Par Louise Bodet

En Autriche, à l'issue des élections législatives du 29 septembre, le très conservateur Sebastian Kurz est arrivé largement en tête. Impossible pour lui de gouverner sans alliés, il est donc chargé de constituer une coalition. On se rend ce soir dans la capitale pour y entendre l'influence des idées d'extrême-droite et les interrogations sur l'identité autrichienne, alors que le pays a été secoué par une vague de migrations en 2015. 

Dernier meeting de campagne du FPÖ pour les élections législatives, Vienne, 27 septembre 2019
Dernier meeting de campagne du FPÖ pour les élections législatives, Vienne, 27 septembre 2019 © Radio France / Louise Bodet
  • Le monde selon Trump, par Grégory Philipps.

On s'interroge aujourd'hui sur l'état d'esprit du président Trump, alors que la procédure d'impeachment à son encontre se précise. Il s'exprime à grand renfort de tweets agressifs, demandant la destitution de Nancy Pelosi ou de Mitt Romney... Pourtant, sa position dans les sondages est encore assez confortable. Prochain rendez-vous pour son meeting politique à Minneapolis, le 10 octobre prochain.

Programmation musicale :

Lizzo - Cuz I love you

Bob Marley/The Wailers - So much trouble in the world

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