L'ex-président de Renault-Nissan, jusqu'ici détenu par les autorités japonaises, a fui dans des conditions rocambolesques vers le Liban le 30 décembre dernier. Il donnait aujourd'hui une conférence de presse attendue. Analyse avec le journaliste Yann Rousseau, correspondant du journal Les Echos au Japon

Carlos Ghosn lors de sa conférence de presse le 8 janvier 2020 à Beyrouth
Carlos Ghosn lors de sa conférence de presse le 8 janvier 2020 à Beyrouth © AFP / JOSEPH EID

Un « coup monté », face auquel il compte « laver son honneur ». Carlos Ghosn, ancien PDG du groupe Renault-Nissan, a tenu cet après-midi sa première conférence de presse depuis sa fuite pour le Liban. Une apparition très attendue, et une véritable offensive médiatique contre les autorités japonaises, qu'il accuse de l'avoir soumis à des conditions de détention inhumaine, et de l'accuser injustement. 

En résidence surveillée à Tokyo depuis le mois de mars, où tout contact avec ses proches lui était prohibé selon ses dires, il en avait fui le 30 décembre dernier. Son voyage rocambolesque à bord d'une malle, dont tous les détails ne sont pas encore connus, avait alors fait les titres. Il est aujourd'hui protégé par la justice libanaise, qui refuse l'extradition de l'un de ses citoyens vers le Japon, et ce malgré le mandat d'arrêt émis par Interpol. 

La suite des événements suscite toutes les interrogations - car Ghosn reste sous le coup d'une série d'accusations. La justice japonaise lui reproche des faits d'abus de confiance et de malversations financières et en France, il risque des poursuites pour abus de biens sociaux et corruption, notamment suite aux fêtes fastueuses qu'il a fait organiser au château de Versailles, en 2016.

Avec nous pour en parler

Yann Rousseau est journaliste, correspondant pour le journal Les Echos à Tokyo - il avait rencontré Carlos Ghosn dans la prison de Kosuge, en février dernier.

Le bruit du monde

est auprès des cyclistes, en Tunisie. Un reportage de Stéphanie Wenger

Si l'on est amateur de cyclisme, à Tunis, s'adonner à ce plaisir n'est pas aisé - car la circulation des vélos n'y est pas facilitée, en l'absence de pistes cyclables, et alors que les automobilistes s'y considèrent en terrain conquis. 

Dans le pays, une association, Velorution, a été créée il y a deux ans, inspirée par un réseau international du même nom qui milite pour la pratique facilitée du vélo. Elle a créé un atelier pour que chacun puisse réparer son deux-roues, et a fait installer dans la ville des parcs à vélo. Prochaine étape : l'intégration, désormais, de pistes cyclables dans les plans d'urbanisme à venir.

Le monde en VO 

Aujourd'hui, le film japonais Les Enfants du Temps. Par Corinne Pelissier

Le réalisateur nippon Makoto Shinkai signe une oeuvre assez sombre, au coeur de Tokyo. Il y est question de l'environnement, de changement climatique, au travers du parcours d'un ado fugueur qui débarque dans la capitale sans travail ni argent. Il se trouve alors confronté à une série de bouleversements dont il n'avait, jusqu'ici, que très peu conscience... 

Aussi bien thriller qu'histoire d'amour, ou film catastrophe, Les Enfants du Temps, le film a rencontré un immense succès au Japon.

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Big Thief - Not

The Jam, Paul Weller - Town called malice

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