Aujourd’hui se tient à Paris un sommet quadripartite pour la paix, où sont conviés les chefs de l’Etat ukrainien et russe. Est-ce l’occasion d’une détente, après trois années de relations gelées entre les deux pays, au sujet du conflit dans le Donbass ? Analyse avec la politologue Alexandra Goujon.

Les quatre dirigeants français, allemand, russe et ukrainien au sommet de Paris sur la paix en Ukraine, 9 décembre 2019
Les quatre dirigeants français, allemand, russe et ukrainien au sommet de Paris sur la paix en Ukraine, 9 décembre 2019 © Maxppp / CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL / EPA / Newscom

Une réunion dite « de format Normandie » se tient aujourd’hui à Paris sous l’égide française, pour la première fois depuis 2016. Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel joueront le rôle de médiateurs dans la rencontre, attendue, entre les chefs de l’Etat russe et ukranien, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. 

L’objectif est de relancer les pourparlers de paix entre les deux pays, après trois ans de guerre dans la région ukrainienne du Donbass. Ce n'est pas le premier signe de dégel dans les échanges diplomatiques entre les deux nations: les troupes ukrainiennes et les séparatistes pro-russes se sont progressivement retirés de la ligne de front de l'Est au mois de novembre, en vue du sommet. Les deux camps avaient procédé deux mois plus tôt à un échange de prisonniers.

Qu'attendre de cette rencontre, dont beaucoup d'observateurs disent qu'elle ne permettra sûrement pas d'avancées majeures au-delà de sa portée symbolique ? 

Avec nous pour en parler

Alexandra Goujon est une politologue spécialiste des pays d'Europe de l'Est, en particulier de la Biélorussie et de l'Ukraine, auteure en 2009 de Révolutions politiques et identitaires en Biélorussie et en Ukraine, 1988-2008. 

Le bruit du monde 

est en Laponie, où l’élevage de rennes est menacé… Un reportage de Julie Pietri. 

A l’occasion de l’Arctic Week, qui débute à Paris cette semaine dans le cadre de la COP25, nous nous rendons dans la région de Rovaniemi, en Finlande. Dans cette ville de Laponie au coeur du cercle arctique, l’élevage de rennes est une activité historique et ancestrale, qui est aujourd’hui menacée. 

Avec des hivers qui se réchauffent alors qu'ils promettent d'ordinaire des températures de - 30 à - 40 degrés, la neige fond de plus en plus. Lorsqu'elle gèle, les rennes ne peuvent plus atteindre leur nourriture et meurent souvent de faim, quand ils ne sont pas menacés par les loups...

Les invités
  • Alexandra GoujonMaître de conférences à l'université de Bourgogne, politologue spécialiste de l'Ukraine et de la Biélorussie
Programmation musicale
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.