Vendredi 29 janvier débutaient les négociations pour la Syrie à Genève , des négociations sur le règlement du conflit qui a fait plus de 260 000 morts en cinq ans . Jusqu'au jour J, des doutes persistaient quant à savoir si le Haut comité des négociations (HCN) , instance qui représente les principaux groupes politiques et armés de l'opposition syrienne, s'y rendrait. Finalement ils sont arrivés le 30 janvier pour participer à ces négociations organisées par l'ONU pour tenter de mettre un terme au conflit. Y participent donc : 16 membres de la délégation du gouvernement syrien de Bachar el-Assad, ainsi qu'une trentaine de membres du HCN .

Alep après les bombardements contre les rebels
Alep après les bombardements contre les rebels © REUTERS/Abdalrhman Ismail

Il est difficile de dire si ce dialogue pourra aboutir à quelque chose en l'espace de six mois. En effet, des divergences fondamentales opposent les deux camps dans l’interprétation des termes d’une transition politique . Pour le HCN, le président Bachar Al-Assad doit quitter le pouvoir d’ici six mois au profit d’un organe de gouvernement transitoire ayant les pleins pouvoirs exécutifs, comme le prévoit la déclaration de "Genève 1" de juin 2012. Damas et ses soutiens insistent, eux, pour que soit formé un gouvernement d’union nationale et que le sort d'Assad soit tranché lors des élections prévues dans dix-huit mois, sous l’égide de l’ONU.

Des négociations d'autant plus compromises , que le 3 février dernier , après six jours de pourparlers houleux, Staffan de Mistura , émissaire spécial des Nations Unies pour la Syrie, a annoncé la suspension des négociations jusqu'au 25 février , à cause du contexte d'offensive militaire généralisée du régime syrien soutenu par les Russes dans la région d'Alep. En effet, une des conditions aux négociations par le HCN consistait à mettre en place des mesures de confiance et humanitaires que le régime de Damas n'a pas respectées.Une offensive qui a donc poussé des milliers de Syriens à fuir la ville et la région d'Alep . Ils attendent depuis plusieurs jours, massés dans des camps à la frontière, de pouvoir passer en Turquie.

Pour parler de la situation en Syrie, dans la région d'Alep, et des attentes liées à ces négociations, Nicolas Demorand reçoit Bassma Kodmani , politologue syrienne engagée en faveur de la démocratisation des pays arabes, et participant actuellement aux négociations de Genève, comme membre de l'équipe de négociation de l'opposition syrienne.

Avec un reportage de Géraldine Hallot au poste frontière de Bab al Salam entre la Syrie et la Turquie.

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