Lundi 9 mars, le gouvernement italien a étendu les mesures de confinements liées à l’épidémie du coronavirus à l’ensemble de la péninsule. « Io sto a casa » (je reste à la maison) est désormais le mot d’ordre pour plus de 60 millions de personnes. On fait le point avec la journaliste Francesca Pierantozzi.

"Tous à la maison" titrent les quotidiens italiens
"Tous à la maison" titrent les quotidiens italiens © AFP / Miguel MEDINA

Cela faisait très longtemps que les rues de Rome ou que la piazza del Duomo de Milan n’avaient pas été aussi vides. Universités et écoles fermées, matchs annulés, fermeture à 18h des bars et restaurants, théâtres, cinémas et salles de spectacles également fermés, c’est une atmosphère très particulière qui traverse l’Italie depuis hier. L’accélération de la propagation du virus au sein du plus important foyer européen a forcé le président du conseil italien, Giuseppe Conte, à prendre des mesures drastiques.

Avec plus de 450 décès, l’Italie est en alerte rouge. Le gouvernement a restreint les déplacements « aux raisons professionnelles avérées, aux situations de nécessité ou aux raisons sanitaires ». Les hôpitaux du nord, lieux principaux de la propagation du virus, sont déjà saturés, le matériel médical vient à manquer. Malgré que le système médical nord italien soit un des plus performants du monde, il n’est pas armé pour faire face à un tel afflux de patients.

« Ce n’est pas le moment de sortir, d’aller faire du shopping ou d’aller boire des spritz » Antonio Pesenti, coordinateur de l’unité de crise de la Lombardie

D’après les professionnels de santé italiens, cette propagation pourrait être endiguée efficacement à condition que la population se discipline. Si le virus venait à se propager dans la partie sud de la péninsule, lieux où les services médicaux sont beaucoup bien moins armés que le nord, les conséquences se révéleraient dramatiques explique le sociologue Antonio Maturo.

Avec nous pour en parler

Francesca Pierantozzi, journaliste, correspondante à Paris pour le quotidien italien Il Messaggero.

Le bruit dans le monde ce soir

Delphine Bousquet nous emmène au Bénin, dans une école du Cirque. Segun Ola, artiste nigérian est à l’origine de cette initiative qui a pour but d’aider des jeunes à sortir de la rue. Parmi les quelques 20 élèves que compte la compagnie, c’est 6 élèves, triés sur le volet, qui sont actuellement en tournée à travers le pays.

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