Alors que la composition de la nouvelle équipe était attendue ces prochains jours, le Premier ministre Abdelilah Benkirane a mis fin aux négociations avec deux partis.

Abdelilah Benkirane en octobre 2016
Abdelilah Benkirane en octobre 2016 © AFP / FADEL SENNA

Le premier ministre Abdelilah Benkirane, islamiste modéré, leader du PJD, Parti de la justice et du développement arrivé en tête aux législatives d’octobre 2016, ne parvient pas à former une coalition ni donc un gouvernement. Après trois mois de tractations, c’est l’impasse totale.

Dans l’attente du nouveau gouvernement, alors que le Parlement ne siège pas et que toutes ses instances sont en panne, voilà donc que le Maroc, pays tiraillé entre modernité et conservatisme, dont le roi Mohammed VI se veut le chantre d'un islam modéré, prend le taureau par les cornes pour faire échec à tout ce qui de près ou de loin menace la sécurité de ses habitants. Comme ordonner la fermeture d'ici un mois de toutes les écoles liées au prédicateur turc Fethullah Gülen, ou interdire la fabrication et la vente de burqas dans le pays.

Décryptage avec notre invité Pierre Vermeren, professeur à l’Université Paris 1 spécialiste du Maroc contemporain.

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