Malgré la signature des accords de Minsk II en février 2015, la situation est toujours enlisée dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine. Dans la perspective d’un nouveau sommet à Berlin, le président séparatiste Denis Pouchiline réapparaît sur la scène médiatique : le point avec la chercheuse Ioulia Shukan.

Denis Pouchiline, chef autoproclamé de la République populaire de Dombass (RPD)
Denis Pouchiline, chef autoproclamé de la République populaire de Dombass (RPD) © AFP / SERGEY AVERIN / SPUTNIK

La guerre du Donbass a éclatée en 2014. Cela fait bientôt 6 ans que ce conflit n’a pas cessé, malgré les diverses volontés d’accords des différents protagonistes.

Kiev refuse l’initiative russophile d’auto proclamation des différents territoires. Le président Ukrainien Zelensky, élu à une majorité écrasante, ne veut pas d’une deuxième Crimée. Les autorités russes quant à elles militent pour une solution fédérale, offrant plus d’autonomie à ces régions légalement toujours ukrainiennes.

La capitale de la région Donetsk, siège du président auto proclamé Denis Pouchiline a perdu près de la moitié de son million d’habitants les deux premières années de guerre. 

Les clauses de l’accord de Minsk puis de Minsk II n’ont jamais été respectées. Des échanges de prisonniers ont effectivement eu lieu, mais les troupes et les armes lourdes des deux camps sont toujours restées en place. C’est près de 14 000 victimes qui sont, après 6 ans de conflits, à déplorer.

Notre envoyé spécial Claude Bruillot a pu rencontrer le président autoproclamé de la République populaire de Donetsk, le séparatiste Denis Pouchiline, placé par Moscou, qui lui milite pour le « statut quo ». Mais la réconciliation du Donbass avec l’Ukraine semble bien loin, tant les violents combats persistent.

Avec nous pour en parler

Ioulia Shukan est une spécialiste de l'Ukraine, maîtresse de conférences en études slaves à l'Université Paris Nanterre et chercheuse à l’Institut des Sciences sociales du Politique.
 

Le bruit du monde 

Ce soir, Grégory Philipps nous emmène dans une messe un peu particulière. À Washington, pasteur et fidèles déclament leurs prières en utilisant les chansons et les paroles de Beyoncé. Cette initiative afro-féministe entend redéfinir le lieu de prière.

Le cinéma en VO d’Eva Bettan

Avec le documentaire « Femmes d’Argentine » de Juan Solanas

Ce film se situe à un moment précis : l’assemblée nationale argentine a voté l’autorisation de l’IVG, mais avant que cela soit officiellement adoptée, il manque le vote du sénat. La caméra nous amène au milieu des manifestations massives ponctuant cette interlude politique, couplée à des témoignages édifiant sur la situation des femmes et leur grossesse. Le Sénat finit par rejeter cette loi, mais les espoirs ne sont pas éteins. Les féministes comptent sur le nouveau président Alberto Fernandez qui a promis de présenter une nouvelle loi sur ce sujet primordial.

Les invités
  • Ioulia ShukanMaître de conférence à l’université Paris Nanterre et chercheure à l’Institut des Sciences Sociale du politique (ISP)
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