Vanessa Descouraux, de retour de Bagdad

Presqu'un an après l'avancée soudaine des terroristes de l'État Islamique dans ce pays déstabilisé par des années de guerre, la progression est stoppée. Notre reporter Vanessa Descouraux a parcouru ce pays où les séquelles du passage de Daesh sont bien visibles.

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Les djihadistes ont aujourd'hui perdu 25% du territoire qu'ils avaient conquis en Irak. Mais le front n'est pas loin, à quelque 40 minutes de la capitale. Et l'État islamique a laissé des traces partout où il est passé. En suivant Vanessa Descouraux, nous rencontrons Oum Kosei, une femme d'une soixantaine d'années qui a caché, et donc sauvé, des soldats; la cible la plus recherchée des terroristes... ...Un cheick, d'une tribu très ciblée par Daesh, qui est pourtant restée pendant toute l'occupation du village par les terroristes... Alors que se pose l'inévitable question de la collaboration avec eux, l'homme s'indigne. Vanessa fait aussi escale dans une mosquée, au sud de Bagdad, qui abrite des réfugiés. Ils viennent de Ramadi, l'un des fronts les plus sanglants en Irak... Ramadi c'est une grande ville à l'ouest de la capitale, le chef lieu de la province de l'Anbar.
Des soldats à Al Alam, au nord de Bagdad
Des soldats à Al Alam, au nord de Bagdad © Vanessa Descouraux
C'est une province sunnite et aussi la plus grande du pays, un tiers du territoire. Elle a surtout une immense frontière avec la Syrie ... Voilà pour le contexte. Les attentats qui reviennent dans la ville, c'est une preuve que Daesh n'est pas loin. C'était Al Qaida hier, c'est Daesh aujourd'hui... Ce sont des extrémistes, nourris par plus d'une décennie de guerre, de chaos, de haine de l'occident, et dont le but ultime est de déstabiliser un pouvoir défaillant, la gouvernement irakien. Un gouvrnement défaillant, mais qui tente ces derniers temps de donner des signes de controle. Par exemple, quand les terroristes saccagent des pièces antiques dans le musée de Mossoul, la réponse des autorités : rouvrir le musée de Bagdad... Celui qui a été pillé au moment de l'occupation américaine.
A Al Dor, au sud de Tikrit
A Al Dor, au sud de Tikrit © Vanessa Descouraux
Encore un exemple : On nomme une femme maire de la capitale. Une femme, c'est évidemment une première ... et c'est même audacieux dans ce contexte. Voilà donc des signaux renvoyés pour répondre aux coups médiatiques de l'Etat Islamique, qui par ailleurs a perdu du terrain en Irak, depuis son avancée fulgurante d'il y a un an. Il en gagne en Syrie... mais pas en Irak. Vanessa Descouraux et Nicolas Demorand tentent de clore ce reportage sur le poids des milices chiites dans la reconquête du territoire. ### Au Canada, commémoration de l'arrivée des boat-people vietnamiens
Boat People vietnamiens
Boat People vietnamiens © CC PH1 James Franzen
Pour la première fois, le Canada a commémoré le 30 avril dernier l’arrivée des Boat people en provenance du Vietnam entre 1979 et 1980. Une façon de rendre hommage aux 60 000 Vietnamiens arrivés en terre canadienne après l’invasion du Sud Vietnam par le Nord et l’accueil que leur ont fait les Canadiens. Une ouverture exceptionnelle si on compare avec la situation actuelle des réfugiés Syriens qui cognent en vain aux portes du Canada. Le reportage à Québec de **Pascale Guéricolas** ### La chronique culture de Stéphane Capron Direction le Japon pour découvrir un spectacle autour d'une technique de marionnettes totalement tombée dans l'oubli. Elle s'appelle le DOGU GAESHI. Et c'est un américain, Basil Twist, qui la remise au goût du jour. Elle consiste à faire coulisser des panneaux de papier dans un castellet. Basil Twist fait un tabac partout dans le monde avec ce spectacle. Vous pourrez le voir à partir de demain à la Biennale de la Marionnette à Paris au Théâtre Mouffetard et **Stéphane Capron** l'a vu la semaine dernière au Festival Passages de Metz.
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