Alors que les Etats-Unis ont annoncé dimanche le retrait de mille soldats stationnés au nord de la Syrie, les forces turques poursuivent leur avancée sur le territoire. En réaction, les troupes syriennes se rapprochent de la frontière turque. Analyse avec le géopolitologue Bruno Tertrais.

Des soldats de l’Armée nationale syrienne soutenue par la Turquie patrouillent, Syrie, Tell Abiad, 13 octobre 2019,
Des soldats de l’Armée nationale syrienne soutenue par la Turquie patrouillent, Syrie, Tell Abiad, 13 octobre 2019, © Getty / picture alliance / Contributeur

Ce matin, alors que l'armée turque poursuit sa percée dans les territoires kurdes, le président Erdogan réaffirmait sa volonté de poursuivre l'offensive commencée il y a six jours. L'objectif est de défaire les milices kurdes, considérées par Ankara comme des organisations terroristes. Pour l'instant, les forces turques accompagnées de suppléants syriens ont conquis une bande territoriale de cent-vingt kilomètres au nord du pays.

D'après l'ONU et l'OSDH, cette opération a déjà provoqué le déplacement de plus de 130 000 personnes, ainsi que la mort de plus de soixante civils. A Ras al-Aïn, dimanche, un convoi de journalistes et de civils a été ciblé par des tirs de l'aviation turque.

Le 13 octobre, les Kurdes, eux, ont annoncé passer une alliance avec Damas contre l'avancée turque, répondant à l'appel de phare d'al-Assad. Forte de ce soutien, l'armée syrienne progresse actuellement en direction de la frontière pour interrompre la progression des forces turques.

Principal allié du gouvernement syrien, le Kremlin a rapporté « des contacts entre les autorités russes et turques », selon un porte-parole du président Vladimir Poutine. La France et l'Allemagne ont, elles, indiqué condamner la poursuite des opérations par l'armée turque.

La situation se complexifie en Syrie et la crainte d'un affrontement pourrait se confirmer. Quelle issue pour l'offensive turque sur le territoire? Analyse avec Bruno Tertrais, politologue et directeur adjoint de la Fondation de la Recherche Stratégique (FRS).

  • Le bruit du monde nous emmène faire le bilan de la révolte qui dure depuis le mois de juin, à Hong Kong. Par Dominique André 

La crise a commencé il y a quatre mois. La jeunesse hongkongaise proteste contre l’influence de la Chine, à laquelle l’île a été rétrocédée il y a maintenant vingt-deux ans. Découragés, épuisés, les jeunes manifestants fondent leurs espoirs sur un texte en faveur de la démocratie à Hong-Kong, que le Congrès américain devrait voter prochainement. 

Face à la lassitude, certains d’entre eux choisissent de partir, vers le Canada par exemple. Parmi ceux qui restent, une hésitation demeure : continuer les violences ou reprendre des manifestations pacifiques.

  • Le monde selon Trump, saison 3. Par Grégory Philipps

Aujourd'hui, il est question d'une vidéo parodique violente, révélée dimanche par le New York Times, et qui fait scandale aux Etats-Unis. On y voit Donald Trump tirer à l'arme à feu ou à l'arme blanche sur des représentants des médias. Des images évidemment truquées, où le visage de Trump a été monté sur une scène du film d'action Kingsman. La vidéo a été diffusée lors d'un congrès de partisans du président, nommé « American Priority », à Miami. Retour sur la polémique.

Programmation musicale :

John Lennon - Working class hero

Michael Kiwanuka - You ain't the problem

Les invités
  • Bruno TertraisDocteur en science politique, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)
Programmation musicale
L'équipe
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