La Corée du Nord a coupé les canaux de communication avec son voisin du Sud. A travers cette décision, Kim Jo-Yong, la sœur du dictateur, s'affirme comme la numéro deux du régime.

Kim Yo-jong, la soeur de Kim Jong-un
Kim Yo-jong, la soeur de Kim Jong-un © Getty / Valery Sharifulin TASS

Depuis le mardi 9 juin, les liaisons entre les autorités, les armées, les partis politiques ont été stoppées. 

Le régime de Pyongyang dénonce les envois réguliers de tracts anti-régime sur le sol nord-coréen par des militants du Sud. Kim Jong-Un a fustigé des « racailles répugnantes » et a menacé de prendre d'autres décisions pour faire « souffrir » Séoul, jugée trop laxiste.

En 2018,  les dirigeants, Kim Jong-Un pour le Nord et Moon Jae-In pour le Sud, s'étaient rencontrés à trois reprises et les deux Corées avaient même défilé ensemble à l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang. Pourtant, les relations ne se sont que peu améliorées. 

Aujourd'hui, le Nord menace de rendre caduque l'accord militaire entre les deux pays qui vise à apaiser les tensions à la frontière. « Nous sommes parvenus à la conclusion qu’il n’était nullement nécessaire de s’asseoir en face à face avec les autorités sud-coréennes » a écrit l'agence nord coréenne KCNA.

Cette nouvelle étape des relations inter-coréennes voit émerger aux plus hautes sphères de direction Kim Jo-Yong. Alors qu'elle « supervise les affaires sud-coréennes », elle suscite un enthousiasme en temps normal réservé au leader suprême. Ses ordres ont été publiés dans le journal officiel du régime Roddon Sinmun, signe « de l’ascension de Kim Yo-jong comme héritière du trône » selon les mots d'un ancien fonctionnaire de Séoul.

Avec nous pour en parler 

Antoine Bondaz est chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et dirige le FRS-KF Programme Corée sur la sécurité et la diplomatie. Ses recherches portent principalement sur la politique étrangère et de sécurité de la Chine et des deux Corées, et les questions stratégiques en Asie de l'Est.

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  • Antoine BondazChercheur à la fondation de recherche stratégique et enseignant à Sciences Po
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