Donald Trump déchire les accords sur le nucléaire, l’Europe ne peut être un simple spectateur. Elle doit réagir, mais en a-t-elle les moyens ? On en parle avec Pierre Vimont, ex secrétaire général du service d'action extérieur de l'Union Européenne. Et puis, cap sur le Chili, la Hongrie et l'Arabie Saoudite.

Une semaine jour pour jour après la décision américaine de se retirer de l'accord de 2015 sur le nucléaire, le chef de la diplomatie iranienne rencontre à Bruxelles ses homologues français, britannique et allemand.
Une semaine jour pour jour après la décision américaine de se retirer de l'accord de 2015 sur le nucléaire, le chef de la diplomatie iranienne rencontre à Bruxelles ses homologues français, britannique et allemand. © AFP / JOHN THYS

Un conflit économique sur toile de fond politique

« L’Europe est au pied du mur », « l’Europe doit montrer ce qu’elle a dans le ventre », « l’Europe face à son destin » ; il y en a des titres dans la presse depuis que les Etats-Unis ont jeté l’accord sur le nucléaire iranien à la poubelle. Des titres pour nous dire aussi à nous, Européens, de montrer ce que nous sommes face à Donald Trump.

C’est bien ce qu’attend le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, de sa tournée auprès des signataires de l’accord. A Bruxelles, des discussions sont en cours ce mardi. Réunion diplomatique avec autour de la table : les ministres des Affaires étrangères des pays signataires de l’accord de Vienne. A savoir l’Allemagne, le Royaume-Unis et la France. 

Donald Trump déchire les accords sur le climat, les accords sur le nucléaire, réveillera-t-il l’Europe ? Peut-il empêcher le reste du monde d’appliquer cet accord ? L’Europe a-t-elle le courage de résister aux pressions américaines ? Une guerre commerciale est-elle lancée ? En a-t-on les moyens ? L’Europe est-elle capable de s’unir pour faire face à Donald Trump ? Le président américain a-t-il réveillé l’Europe ? 

On en parle avec Pierre Vimont, ancien ambassadeur de France à Washington, ancien secrétaire général du Service d’action extérieure de l’Union européenne. 

Dans Sous les radars de l’actualité, Florence Paracuellos met les voiles et nous emmène en Hongrie, en Arabie Saoudite et au Royaume-Unis. 

  • Hongrie – La fondation Open Society quitte Budapest pour Berlin. Cette fondation, créée en 1984 avait accompagné la chute communiste et dépense chaque année un million de dollars en Hongrie pour soutenir les ONG. 
  • Arabie Saoudite – Le pays continue sa mue sous l’impulsion du prince héritier Mohamed Ben Salmane. Les femmes ont désormais le droit de conduire, d’ouvrir leur entreprise et d’aller au stade. Il a rendu le cinéma aux Saoudiens. Il va maintenant leur proposer de se divertir en regardant la télé. 
  • Royaume-Unis – Le père de Megan Markle viendra-t-il au mariage de sa fille ? Pourquoi le déjeuner après le mariage est un cocktail et pas un repas assis ? Une étude révèle que deux tiers des Anglais ne s’intéressent pas au mariage. 

Sandy Dauphin tente de refroidir la planète 

A Londres, à Pékin mais aussi aux Pays-Bas et en Allemagne, on assiste à l'essor d'autoroutes à vélo. Des pistes cyclables géantes qui permettent de traverser et de relier des villes distantes de plusieurs dizaines de kilomètres entre elles.  Aux Pays Bas ou un salariés sur quatre va au travail à vélo.

Cap sur le Chili avec le reportage de Justine Fontaine 

Le chili est la troisième destination d’Amérique Latine pour les Vénézuéliens qui fuient les pénuries, l’insécurité et l’hyperinflation. Dans des restaurants, à l’estadio nacional, rencontre avec des Vénézuéliens dégoutés de la vie politique de leur pays.  

La musique de ce mardi

  1. Fatoumata DIAWARA – Nterini
  2. Curtis MAYFIELD – Move on up 
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