Dans son nouveau film "Camille", qui sortira en salles le 16 octobre, le réalisateur Boris Lojkine rend hommage à la reporter Camille Lepage, tuée en Centrafrique en 2014. Il sera avec nous pour en parler aux côtés de Nina Meurisse, qui joue la jeune photojournaliste.

Boris Lojkine et Nina Meurisse pour "Camille"
Boris Lojkine et Nina Meurisse pour "Camille" © Getty / Foc Kan / Contributeur

Dans ce film franco-centrafricain, tourné à Bangui et partiellement en langue sango, le réalisateur Boris Lojkine raconte l'histoire de la journaliste Camille Lepage. Elle est décédée sur le terrain, en République Centrafricaine, à l'âge de vingt-six ans. 

Elle avait d'abord voulu s'installer au Caire pour y documenter le printemps arabe, en 2011, puis au Soudan du Sud. Ensuite, elle s'était rendue en Centrafrique, alors que le pays avait sombré dans les violences communautaires et religieuses depuis mars 2013. Elle y couvrait le conflit entre la coalition sékéla, alors au pouvoir, et les miliciens antibalakas. C'est au cours d'un déplacement dans la région de Bouar, où elle accompagnait ces derniers, que la photo-reporter a été tuée - victime collatérale d'un échange de tirs entre les deux camps. 

Camille, qui a remporté le prix du public au Festival de Locarno, a été présenté en avant-première en Centrafrique et au prix de Bayeux. Le long-métrage sortira en salle demain, mercredi 16 octobre. Nina Meurisse, l'actrice principale, et Boris Lojkine, réalisateur, seront avec nous aujourd'hui pour en parler.

Le bruit du monde... nous emmène dans le camp de réfugiés de la Moria, à Lesbos par Cécile de Kervasdoué

Sur l'île grecque de Lesbos, en proie à une crise migratoire qui amène sur ses côtes plus de mille réfugiés chaque semaine, le camp de la Moria est un lieu de désarroi. Les conditions de vie et d'hygiène y sont déplorables, alors que les locaux accueillent cinq fois plus de personnes que leur capacité ne le permet. Entre insécurité, détresse, manque de soins et de lits, les ONG présentes sur place n'ont pas les moyens suffisants pour répondre à toutes les problématiques qui se posent à l'arrivée de l'hiver. Un quotidien implacable pour les équipes sur place, et pour des réfugiés qui ont très souvent souffert de traumatismes physiques et psychologiques graves dans la zone de guerre qu'ils ont fuie. 

Programmation musicale : 

  • Haim - Summer girl
  • Jonathan Jeremiah - Good day
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