Le mouvement social, qui a débuté le 17 octobre dernier, ne faiblit pas : de nouveaux heurts ont eu lieu hier. Alors que la crise politique et économique est à son paroxysme, le Premier Ministre démissionnaire, Saad Hariri, se dit prêt à reprendre le pouvoir. Analyse avec Aurélie Daher, politologue spécialiste du Liban

Deux mois de contestation au Liban.
Deux mois de contestation au Liban. © AFP / MAHMUT GELDI / ANADOLU AGENCY

Dimanche, le Liban a été secoué par une nouvelle soirée de violences dans sa capitale, Beyrouth, où les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont fait plus de 130 blessés, selon un décompte des ONG sur place. Un énième symptôme de la profonde crise que traverse le pays depuis maintenant deux mois. 

Alors que le mouvement citoyen réclame le renouvellement d'une classe politique gangrenée par la corruption, les pourparlers lancés en ce sens le 9 décembre ne portent toujours pas leurs fruits. Face à l'ampleur du blocage, Saad Hariri, qui avait démissionné à la demande de la rue, s'est proposé pour reprendre fonction à la tête d'un exécutif composé de technocrates. Une possibilité balayée par le Hezbollah, qui plaide, lui, pour un gouvernement d'union nationale.

La situation devient difficilement tenable dans un Liban en récession, dont la santé économique s'est encore dégradée depuis le début du mouvement - pénuries de liquidité, dette nationale équivalente à 150% du PIB... Saad Hariri a fait appel au secours du Fonds Monétaire International. Mais les alliés du Liban ont fait savoir que leur aide financière serait conditionnée à un éclaircissement sur l'avenir politique du pays, et à la mise en place de « réformes urgentes » .

Avec nous pour en parler

Aurélie Daher, enseignante-chercheuse à Paris-Dauphine et à Sciences Po Paris, spécialiste du Liban, sera notre invitée ce soir.

Le bruit du monde

est en Colombie, où d'anciens combattants FARC reçoivent des formations pour devenir guides touristiques. Un reportage de Najet Benrabaa et Sarah Nabli.

Le mois dernier, dans le sud du pays, au coeur de la région de Nariño, deux agents du parc naturel des Landes de Gascogne ont formé des Colombiens au métier d'éco-guides. Parmi les participants, d'anciennes victimes du conflit armé, et d'ex-combattants des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), qui espèrent une réinsertion dans la société civile. Un projet monté entre le pays sud-américain et la France, pour soutenir le processus de paix à l'oeuvre en Colombie.

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Black Pumas - Fire

Angus et Julia Stone - Big Jet Plane

Minyo Crusaders - Kushimoto Bushi

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