L'ONG Reporters Sans Frontières a publié, aujourd'hui, son rapport sur la sécurité des journalistes dans le monde en 2019. Un bilan plus optimiste que celui de l'année précédente, mais qui souligne la situation inquiétante des médias au Mexique. Explications avec Pauline Adès-Mevel, porte-parole RSF pour l'Europe

Bilan annuel de Reporters sans Frontières
Bilan annuel de Reporters sans Frontières © AFP / BERTRAND GUAY

Le rapport de Reporters Sans Frontières, nommé « Bilan 2019 des journalistes tués, détenus, otages et disparus dans le monde » est paru aujourd'hui. On y apprend que cette année, 49 journalistes ont été tués à travers le monde ; 339 sont détenus en prison et 57 sont retenus en otage. 

Des chiffres en nette amélioration par rapport à l'année précédente, où l'on décomptait 80 décès. Ce résultat « historiquement bas » est particulièrement visible sur les terrains de guerre, car les reporters se font de moins en moins nombreux dans les zones à risque comme la Syrie ou le Yémen, et en Afghanistan - notamment avec le retrait des troupes étrangères.

Il est tout de même un peu tôt pour crier victoire : le bilan est alarmant quand on s'intéresse aux journalistes décédés dans des pays en paix, dont le nombre a augmenté. C'est le cas au Mexique, où 10 journalistes ont trouvé la mort, alors qu'ils enquêtaient en général sur la corruption et les cartels de la drogue... Un bilan qui questionne l'état de la liberté de la presse dans le monde.

Avec nous pour en parler

Pauline Adès-Mevel, journaliste et porte-parole de Reporters Sans Frontières pour la zone Europe-Balkans, est notre invitée ce soir. 

Le bruit du monde

est à Belgrade, où un projet de métro se dessine. Un reportage de Louis Seiller

La Serbie est le dernier pays d'Europe à ne pas disposer d'un système de transports en commun rapide dans sa capitale, avec ses deux millions d'habitants. Ces derniers doivent se contenter de rares trains régionaux et du réseau de bus. Un projet de métro existe bien, depuis près de quatre-vingt ans, et suscite l'intérêt d'investisseurs chinois et français. 

Mais pour l'instant, les autorités serbes lui préfèrent le pharaonique « Belgrade sur l'eau », un complexe de résidences de luxes et de commerce en cours de construction, financé par les Emirats Arabes Unis.

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