Alors qu'Israël avait été exemplaire dans sa gestion de l'épidémie de Covid-19 au mois de mars, la deuxième vague prend une telle ampleur que Benjamin Netanyahou s'est vu contraint d'annoncer un reconfinement total dès le 18 septembre. Une mesure aussi sanitaire que politique.

En Israël les écoles ont fermé mercredi après-midi avec 48 heures d'avance (ici dans le quartier d'Emek Refaim à Jerusalem)
En Israël les écoles ont fermé mercredi après-midi avec 48 heures d'avance (ici dans le quartier d'Emek Refaim à Jerusalem) © Radio France / Frédéric Métézeau

A l'approche des fêtes religieuses et familiales, les autorités israéliennes ont décrété un nouveau confinement, d'une durée de trois semaines mais potentiellement renouvelable, à compter de demain. Avec une fermeture très rapide des frontières, un grand respect des mesures de quatorzaine et la discipline de la population, le pays avait d'abord été exemplaire pendant l'épidémie de Covid-19, permettant une reprise rapide de l'économie.

Aujourd'hui pourtant, Israël est le deuxième pays le plus touché par l'épidémie en contamination par habitants, avec plus de 150 000 cas pour 9 millions d'habitants, dont 1 103 décès - des chiffres inégalés depuis le début de l'épidémie. Dans le même temps, les hôpitaux se rapprochent de leur capacité maximale.

Pour éviter les grands rassemblements des fêtes du mois de Tishri (Nouvel An, Yom Kippour et fête des cabanes), qui auraient été dévastateurs vu la dégradation de la situation sanitaire, le gouvernement a tranché pour un reconfinement. 

Cette décision s'inscrit dans un contexte politique tendu où la colère contre le gouvernement monte du côté des ultra-orthodoxes comme des libéraux, et le nouveau confinement apparaît comme une manière de faire taire la contestation...

Pour en parler avec nous

  • Tamar Sebok, correspondante du quotidien israélien Yedioth Aharonoth
  • Frédéric Métézeau, journaliste correspondant à Jérusalem

Aussi au sommaire cette émission

  • Le Bruit du Monde est dans les Balkans, avec un reportage de Louis Seiller sur la construction de 3 000 centrales hydro-électriques. 

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Surtout quand il faut défendre un bien commun : l’eau. Au sud du Kosovo, dans la vallée de la Lepenac, les deux communautés luttent ensemble pour défendre leurs rivières face à la construction de barrages hydroélectriques.

  • Sous les Radars, par Amélie Perrier 

Avec un débat en Colombie autour du déboulonnage des statues, le volet écologiste inexistant du gouvernement australien, et le dernier caprice (sportif) du prince du Bahreïn. 

  • Écris-moi l'Amérique, par François Busnel

Avec un roman saisissant intitulé « L’autre moitié de soi », écrit par la jeune américaine Brit Bennett.

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