Mardi 12 janvier , à Istanbul , un attentat suicide a coûté la vie à dix touristes allemands et fait 17 blessés à quelques centaines de mètres de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue.

Cet attentat, attribué au groupe terroriste Daesh , a été perpétré par un Syrien âgé de 28 ans né en Arabie saoudite. Il serait entré sur le territoire turc en provenance de Syrie comme un "simple migrant". Le 5 janvier, Nabil Fadli se fait enregistrer en tant que réfugié au bureau de l'immigration du quartier de Zeytinburnu à Istanbul. C'est à Ankara qu'il aurait reçu les consignes et la logistique nécessaire.

Le même mode opératoire avait été utilisé lors des attentats de Paris , ce qui pose un problème de sécurité pour les Etats qui accueillent les réfugiés . Mode opératoire qui permet également à Daesh de nourir le sentiment de défiance envers les réfugiés syriens qui arrivent de Syrie.

Cet attentat rappelle celui d'octobre dernier devant la gare d'Ankara, également attribué aux djihadistes qui a tué 103 personnes. Depuis la police turque a multiplié les coups de filet dans les milieux djihadistes ainsi que renforcé les contrôles frontaliers pour tenter d'endiguer le flux des recrues étrangères qui rejoignent Daesh en Syrie.

Cet attentat peut-il remettre en cause, ou non, l'adhésion de la Turquie à l'Europe ? Pour y répondre et parler plus généralement de la situation actuelle en Turquie, Nicolas Demorand reçoit Dorothée Schmid , chercheuse et responsable du programme "Turquie contemporaine" à l'IFRI.

Zone de sécurité après l'explosion dans le centre historique d'Istanbul
Zone de sécurité après l'explosion dans le centre historique d'Istanbul © Sipa

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