La flamme olympique partira la semaine prochaine de Fukushima, au Japon, en dépit de l'incertitude qui règne toujours quant à la tenue des Jeux. Même si le gouvernement nippon est décidé à tout faire pour les maintenir, à commencer par mettre en place des restrictions sanitaires drastiques.

Le 25 mars prochain, la flamme olympique partira de la ville de Fukushima pour commencer son relais à travers le Japon dans un contexte un peu particulier : si les spectateurs seront autorisés à s'aligner le long du parcours, les acclamations seront strictement interdites et le départ aura lieu à huis clos. De quoi tracer les contours de la tenue des Jeux Olympiques qui devraient s'ouvrir à Tokyo le 23 juillet. 

Pour qu'ils puissent avoir lieu en dépit de la pandémie, les restrictions sanitaires seront drastiques : la cérémonie d'ouverture se tiendra à huis clos avec les athlètes et les invités seulement, les athlètes seront soumis à une quatorzaine et des tests à leur arrivée, leurs familles ne pourront probablement pas se rendre sur place... Et le gouvernement devrait statuer d'ici la fin du mois sur l'autorisation de la présence de visiteurs étrangers, qui sont pourtant déjà 900 000 à avoir réservé leurs billets. 

Des mesures qui pourtant ne suffisent pas à rassurer les Japonais : ils sont 80% à être rétifs à la tenue des Jeux, de peur que l'événement ne lance une nouvelle vague de l'épidémie. D'autant plus dans un contexte où la campagne de vaccination nippone patine, avec seulement 20 000 secondes doses administrées alors qu'un seul vaccin est autorisé dans le pays pour le moment. Pourtant, le gouvernement semble bien décidé à ce qu'ils se déroulent cette année : le report de l'an dernier a alourdi le budget des Jeux Olympiques de Tokyo d'1,6 milliards d'euros. 

Avec nous pour en parler

  • Jean-Baptiste Guégan est spécialiste en géopolitique du sport. Il est l'auteur de Géopolitique du sport. Une autre explication du monde publié en 2017 aux éditions Bréal. 
  • Kevin Mayer est décathlonien, record du monde 9126 points, champion du monde et vice-champion olympique.

Le Bruit du monde est en Syrie où deux Française témoignent depuis le camp de Roj 

Que faire des familles de djihadistes français emprisonnées dans le nord-est de la Syrie ? Au total, les Français détenus par les forces kurdes sont au nombre de 80 femmes, 200 enfants et 63 hommes. Le gouvernement refuse toujours de les rapatrier et évalue la situation des enfants au cas par cas. 

Pour faire pression sur les autorités françaises, depuis le 21 février dernier, plusieurs Françaises prisonnières dans le camp de Roj, près de la frontière avec l’Irak, ont cessé de s’alimenter. Omar Ouahmane, notre envoyé spécial en Syrie, a pu rencontrer deux mères, dont une qui est en grève de la faim. Elles réclament de pouvoir rentrer en France et d’y être jugées. 

Un reportage signé Omar Ouahmane.

Également au programme de cette émission 

  • Sous les radars, par Amélie Perrier
  • L'Europe tu l'aimes ou tu la quittes, par Angélique Bouin

Hier, la présidente de la Commission européenne a annoncé qu'elle allait proposer une nouvelle répartition des doses de vaccins entre les 27. En cause : la machine européenne a sérieusement dérapé cette semaine, avec 6 pays dont l’Autriche accusant leurs partenaires de s’être attribués plus de doses du Pfizer, le vaccin que l’on s’arrache. Alors que ce sont ces pays là qui, lors du premier tour de table, n’en ont pas voulu et ont préféré miser sur… celui d’Astra Zeneca.

  • Le monde d'après, l'édito de Jean-Marc Four 

Programmation musicale 

DOM LA NENA - Milonga

Madeleine PEYROUX - Careless love

Les invités
L'équipe