Comment éteindre le brasier syrien ? Alors que les offensives reprennent au Nord-Ouest du pays, les présidents russe, iranien et turc se sont retrouvés autour d'une déclaration commune... sans effacer les dissensions. Explications avec Agnès Levallois, Maître de recherches à la Fondation de la Recherche Stratégique.

Hassan Rouhani, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine à Ankara pour une discussion sur la situation en Syrie
Hassan Rouhani, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine à Ankara pour une discussion sur la situation en Syrie © AFP / PAVEL GOLOVKIN / POOL /

En Syrie, le régime de Bachar-al-Assad gagne encore du terrain dans la dernière province rebelle, au Nord-Ouest du territoire. Une victoire annoncée, permise par les alliances forgées avec la diplomatie russe et iranienne au prix d'une fragmentation totale du pays. Un demi-million de morts, des fractures communautaires profondes, une grande partie de la population déplacée ou réfugiée à l'étranger : le maintien du clan alaouite s'est fait dans la douleur. Et a créé une dépendance envers Téhéran et Moscou, qui exercent un contrôle sur la politique sécuritaire et extérieure de la Syrie. 

Ce lundi s'est tenue à Ankara une rencontre tripartite entre chefs d'Etat russe, iranien et turc. Malgré la condamnation unanime de la crise humanitaire en cours à Idlib, difficile de parvenir à une convergence. En cause notamment, le sort de la "zone-tampon" négociée avec les Américains à la frontière turco-syrienne, souhaitée par Erdogan pour accueillir les trois millions de réfugiés syriens. Les débats portent aussi sur la menace représentée par un Etat islamique à la déroute mais dont les cellules dormantes existent encore. 

Qu'attendre des alliances forgées autour d'un conflit syrien qui s'éternise ? Avec nous pour en parler, Agnès Levallois, experte sur les questions moyen-orientales, maître de recherches à la Fondation de la Recherche Stratégique et vice-présidente de l'IREMMO.

  • Le bruit du monde... nous emmène à Medellín, dans une ancienne décharge transformée en jardin. Par Najet Benrabaa

C'était une immense décharge à ciel ouvert, où des habitations avaient progressivement vu le jour. Aujourd'hui, dans la ville colombienne, le quartier de la colline Moravia s'est mu en un immense jardin public qui attire les touristes. Les plantes y sont utilisées pour réduire la charge toxique des déchets enfouis dans le sol. Au sein du projet "Moravia fleurie pour la vie", certains habitants deviennent guides touristiques : ils racontent leur quartier et ses transformations.

  • Le Monde en VO... avec le nouveau film de Woody Allen. Par Eva Bettan

"Un jour de pluie à New York" est passé inaperçu auprès des spectateurs américains. En effet, le film n'a pas été distribué aux Etats-Unis, où les accusations d'agression sexuelle à l'encontre du réalisateur ont fait scandale. On parle de ce nouveau film, une histoire d'apprentissage où l'amertume n'a pas de place.

Programmation musicale

Norah Jones - Begin Again

Creedence Clearwater Revival - Fortunate Son

Les invités
  • Agnès LevalloisMaître de recherches à la Fondation de la Recherche Stratégique et vice-présidente de l'IREMMO. Consultante spécialiste du Moyen-Orient et des questions méditerranéennes, chargée de cours à l'ENA et à Sciences-Po.
Programmation musicale
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.