L'armée tchadienne a annoncé ce matin la mort du président Idriss Déby, 68 ans, lors de combats avec les forces rebelles. Son fils prend la tête d'un gouvernement intérimaire. Après trente ans de pouvoir sans partage, le décès de Déby est-il synonyme d'une nouvelle donne dans la région, traversée par l'insécurité ?

Tchad : mort d'Idriss Déby, qui présidait le pays depuis 30 ans
Tchad : mort d'Idriss Déby, qui présidait le pays depuis 30 ans © AFP / REGIS DUVIGNAU / POOL

Idriss Déby tenait le Tchad d'une main de fer depuis trente ans. Il venait d'être réélu pour un sixième mandat avec 79% des suffrages - une réélection largement anticipée par les Tchadiens, le pouvoir ayant écarté les ténors de l'opposition. 

L'armée a annoncé ce matin son décès suite à de graves blessures subies ce week-end, alors qu'il menait une opération militaire contre des forces rebelles dans le nord du pays. Son fils a été désigné pour lui succéder par intérim : de nouvelles élections devraient avoir lieu d'ici dix-huit mois. 

Cela fait plus d'une semaine que le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) mène des incursions depuis ses bases arrières libyennes. Plus de 300 rebelles auraient été tués ces derniers jours selon l'armée tchadienne. 

"La France perd avec Idriss Déby un allié essentiel dans la lutte contre le terrorisme" a déclaré cet après-midi la ministre des armées Florence Parly. Doté d'une des armées les plus performantes de la région, le Tchad est un acteur important de l'opération Barkhane. 

Avec nous pour en parler 

Vincent Hugeux, journaliste, ancien grand reporter au service Monde de l'Express. Il est l'auteur de Tyrans d'Afrique. Les mystères du despotisme post-colonial (Perrin, mars 2021).

Nous entendrons également Nathanaël Charbonnier, envoyé spécial de Radio France à Dakar. 

Le Bruit du monde est au Brésil où la pandémie est hors de contrôle

Au Brésil, le virus circule largement car le président Jair Bolsonaro se refuse à mettre en place une quelconque politique de confinement pour « sauver l’économie » selon lui. En réalité, la crise économique s'approfondit et la faim est redevenue un vrai problème. 

Alors la contestation s’amplifie, même si en temps de pandémie son expression est plus difficile. La côte de popularité du président est en baisse et sa communication peine de plus en plus à convaincre du bien-fondé de sa politique. 

Un reportage signé Anne Vigna.

Également au programme de cette émission

  • Sous les radars , par Amélie Perrier                                   
  • Pas son genre, par Giulia Foïs  
  • Le monde d'après, l'édito de Jean-Marc Four 

Programmation musicale 

Benny SINGS - Here it comes

Julie LONDON - I'm glad there is you 

Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.