Le pays a connu une année de graves crises, entre des manifestations, la mort du général Soleimani et le crash d'un avion ukrainien près de Téhéran. Les citoyens se rendront aux urnes demain à l'occasion d'une élection législative attendue. Analyse avec la chercheuse Agnès Levallois et un reportage de Valérie Crova.

En Iran, à la veille des élections législatives
En Iran, à la veille des élections législatives © AFP / ATTA KENARE

Le 21 février, les Iraniens éliront leurs représentants au Masjis, le Parlement iranien. Ce scrutin intervient après plusieurs mois de profonde crise politique et économique dans le pays. Un mouvement populaire avait d'abord éclaté en novembre dernier, embrasé par une hausse du prix de l'essence et réprimé dans le sang. 

La contestation contre un régime considéré par beaucoup de citoyens comme autoritaire et corrompu ne s'est pourtant pas tarie. Les manifestations ont repris après la mort du général Soleimani, figure majeure de la révolution iranienne, tué lors d'une opération des forces américaines. Puis ce fut le crash d'un avion ukrainien, abattu par les forces antiaériennes iraniennes - une erreur que les autorités avaient alors tenté de déguiser...

C'est dans ce contexte troublé, aggravé par un sévère embargo américain, que les élections se dérouleront demain - sous la férule de l'ayatollah Khamenei. 

Une échéance qui devrait porter au pouvoir les conservateurs, qui jouent la carte patriotique après la mort de Soleimani. De nombreux candidats réformistes ou modérés ont par ailleurs été écartés du scrutin par le Conseil des gardiens. Cette perspective décourage toute une frange de l'électorat qui avait espoir en un changement politique - sur place, on prévoit environ 25% de participation...

Avec nous pour en parler

Agnès Levallois est maître de recherches à la Fondation de la Recherche Stratégique et vice-présidente de l'IREMMO. Spécialiste du Moyen-Orient et des questions méditerranéennes, elle est chargée de cours à l'ENA et à Sciences-Po. 

Elle participera à un colloque sur la politique étrangère et intérieure de l'Iran, organisé par l'IReMMo.

Nous entendrons également un reportage de Valérie Crova, envoyée spéciale à Téhéran, qui s'est rendue auprès des citoyens pour écouter leurs ressentis sur le scrutin à venir. 

Le bruit du monde est au Ghana

où des déchets électroniques du monde entier s'entassent... Un reportage de François Hume-Ferkatadji

La casse d’Agbogbloshie, au Ghana, est considérée comme « la poubelle de l’Occident », car elle recueille les déchets électroniques du monde entier. On la trouve au cœur d’un immense bidonville, qui subit les conséquences d’une des plus importantes pollutions des sols et de l’air au monde. 

Là-bas, des milliers d’appareils sont charriés chaque jour pour être triés et revendus – ou abandonnés. Une activité dynamique et relativement lucratique, mais aussi extrêmement toxique… Il y a six mois, l’agence de développement allemande GIZ y a ouvert un centre de formation pour inciter les ferrailleurs et les brûleurs à travailler tout en respectant l’environnement.

Programmation musicale

  • Yael Naïm - How will I know 
  • Bjork - It's oh so quiet
Les invités
  • Agnès LevalloisMaître de recherches à la Fondation de la Recherche Stratégique et vice-présidente de l'IREMMO. Consultante spécialiste du Moyen-Orient et des questions méditerranéennes, chargée de cours à l'ENA et à Sciences-Po.
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L'équipe
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