De quelle dette est-il question ?

Mardi 12 mai, François Hollande terminait sa tournée caribéenne en Haïti.

Le drapeau haïtien
Le drapeau haïtien ©

C'est cinq ans après la venue de Nicolas Sarkozy, qui s'était déplacé peu après le séisme qui a mit à genoux l'ensemble de l'île. L'ancien Président de la République s'était donc lui aussi rendu à Pointe à Pitre, mais avait, lui, refusé d'évoquer la dette de la France envers Haïti.

"J'acquitterai, à mon tour, la dette que nous avons " a affirmé il y a 15 jours le président François Hollande le jour de sa visite sur l'ïle. C'est une phrase, une visite historique, qui l'oppose non seulement du mandat précédent, mais qui tente surtout de rompre avec 300 ans d'histoire entre la France et Haïti; 300 ans d'histoire pendant laquelle l'ïle n'a été que l'esclave de la France. Une esclave qui, même après son indépendance en 1804, a dû se saigner aux quatre veines afin de payer une rançon à prix d'or, exigée sous la république de Charles X.

En 1825 les anciens maîtres des esclaves ont effectivement exigés d'être indemnisés par les Haïtiens eux-mêmes, pour compenser la perte de leur force de travail. 150 millions de francs or (17 milliards d'euros) : voilà le montant colossal qu'Haïti a dû verser à la France... et dont les emprunts ont plongés Haïti dans une crise sans fin.

Haïti 5 ans après le séisme
Haïti 5 ans après le séisme © Reuters

François Hollande a donc prévu de revenir sur cette injustice. Mais comment ? De quelle dette s'agit-il ? Une réelle réparation financière, qui aiderait peut-être Haïti à se relever pour de bon ? Ou une dette, une reconnaissance morale. Un jour dans dans le monde reçoit pour en parler Lyonnel Trouillot , romancier, intellectuel engagé né à Port-au-Prince, la capitale haïtienne.

Véolia alimente les ordinateurs coréens en eau

Direction la Corée du Sud, dans une usine « d’eau high-tech » : il s’agit d’une eau purifiée à l’extrême, qui entre dans la fabrication de semi-conducteurs et de mémoires vives… des composants électroniques ensuite utilisés dans nos smartphones et nos ordinateurs.

C’est l’entreprise française Véolia qui a installé en Corée plusieurs unités de production qui fournissent chaque jour plusieurs dizaines de millions de litres de cette eau ultra-pure à SK Hynix, deuxième fabricant mondial de mémoires vives.

Reportage dans l’une de ces usines d’eau « high tech », à Cheongju en Corée du Sud, par le correspondant de RFI, Frédéric Ojardias

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